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  <title>Vues chinoises</title>
  <link>http://www.vueschinoises.fr</link>
  <description>Un site regroupant des photographies et des vidéos concernant les villles de Fenghuang, Guilin, Yangshuo, Canton,ou Guangzhou, Dehang, Sanya, île Hainan&#38;#160;</description>
  <generator>Lauyan TOWeb</generator>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 8 Sep 2010 17:39:33 GMT</pubDate>
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  <title>Voyage. Vous êtes décidé ? </title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ca y est vous êtes décidé ?  &#60;br&#62;  &#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; si non, je vous laisse consulter toutes les images de ce site, toutes celles que vous trouverez sur internet - ici vous avez des sites de qualité - et déterminer si oui ou non vous vous rendez dans ce pays si attachant. &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;</description>
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  <category>Décision</category>
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  <title>Le Visa</title>
  <description>N&#39;oubliez pas le Visa à demander si possible peu avant le départ. Je m&#39;explique : en consultant le site de l&#39;ambassade pour vous apporter des précisions, je m&#39;aperçois que désormais, les visas touristques  durent maximum 1 mois et que le premier jour est celui de sa création. Je n&#39;apprécie guère. &#60;br&#62;&#60;br&#62;à l&#39;ambassade : &#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.amb-chine.fr/fra/&#34;&#62;http://www.amb-chine.fr/fra/&#60;/a&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;ou : &#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.action-visas.com/public/?rubrique=visas&#38;destination=CN&#38;LP=1&#34;&#62;http://www.action-visas.com/public/?rubrique=visas&#38;destination=CN&#38;LP=1&#60;/a&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;est un peu plus cher. Mais cela permet d&#39;applanir bien des difficultés&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Décision</category>
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  <title>Comment</title>
  <description>&#60;b&#62;Plusieurs possibilités :&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;u&#62;Seul ou en petits groupes, sans contacts locaux et sans voyage organisé&#60;/u&#62;&#60;br&#62;      Bon courage !  C&#39;est possible, d&#39;autres se sont déjà lancés   avant vous. Des difficultés seront à résoudre mais cela a son charme .&#60;br&#62;                 Conseils : voir  le guide du routard au : &#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.routard.com/&#34;&#62;http://www.routard.com/&#60;/a&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;u&#62;En voyage organisé ? &#60;/u&#62; &#60;br&#62;        Voir agence, je n&#39;ai pas d&#39;expérience dans ce domaine. C&#39;est sûrement une bonne idée si vous choisissez bien votre agence ou compagnie.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;u&#62;Vous connaissez quelqu&#39;un prêt à vous accueillir ?&#60;/u&#62; &#60;br&#62;         Suivre à la lettre ses conseils et indications. Si cette personne (ou un membre de sa famille ou amis)  peut aller vous chercher à l&#39;aéroport, ce serait plutôt bien. N&#39;oubliez pas d&#39;apporter des petits cadeaux, si possible pas &#34;Made In China&#34;, à moins que ce que vous voulez offrir est à un niveau de prix tel que cette personne n&#39;aurait pas pu se le procurer.&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Comment</category>
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  <title>Où</title>
  <description>Là encore, la Chine est si  vaste et les régions que je connais (un petit peu) en nombre si réduit que je ne peux que vous présenter photos et vidéos de celles-ci. Un récit de voyage pourra être présenté un jour. Peut-être.  En attendant, n&#39;oubliez pas de consulter d&#39;autres sites : &#60;b&#62;revoir le la page : décision.&#60;/b&#62; &#60;br&#62;&#60;br&#62;Tout compte fait, je vais quand même vus apporter quelques précisions rapides sur les villes ou régions traversées. &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;b&#62;&#60;u&#62;Canton&#60;/u&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Arrivée :  L&#39;aéroport de cette ville est imposant mais les indications sont claires et nombreuses pour les liaisons internationales. En ce qui concerne les liaisons nationales, c‘est moins évident. Les attentes sont  raisonnables aux différents comptoirs et à la douane.&#60;br&#62;&#60;br&#62;De nombreux cars permettent les transferts en direction de la ville, éloignée de près de 30 kilomètres.&#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;est une ville immense contenant plus de 10 000 000 habitants (j&#39;ai recompté mes 0). Elle peut être parcourue, découverte en utilisant le métro, des bus et des taxis. Cette ville est réputée par sa gastronomie et son histoire à travers laquelle la France s&#39;est manifestée de façon bien détestable. Le mieux  pour obtenir des infos à son sujet est de se rendre sur des sites spécialisés ou généralistes. Exemple : &#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://fr.wikipedia.org/wiki/Canton_(Chine&#34;&#62;http://fr.wikipedia.org/wiki/Canton_(Chine&#60;/a&#62;)&#60;br&#62;&#60;br&#62;Je ne connais pas les prix et accueils des hôtels de la ville. Et pour cause ! &#60;br&#62;&#60;br&#62;Le prix des restaurants est correct ou moyen selon  les établissements  choisis. Il est préférable de disposer de bonnes adresses. Sinon, un bon repère : ceux qui sont noirs de monde de la population locale sont généralement les meilleurs et les moins chers. Mais les cartes risquent d&#39;être rédigées uniquement en chinois ! Il y aussi des Mac-Donalds ou l&#39;équivalent aux prix sans surprise mais aux menus si peu représentatifs de la cuisine chinoise…  &#60;br&#62;&#60;br&#62;Dans une ville de cette importance, des musées ou des monuments existent et méritent l&#39;attention du touriste. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Ceux que j&#39;ai visités de plus intéressants : &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; L&#39;ancienne université : De la classe, du style, de l&#39;ancien bien conservé et mis en valeur. Les pièces (les classes ?)  dans lesquelles les meubles d&#39;époque sont présentés. A l&#39;extérieur, une   série impressionnante de statues aux visages très expressifs. &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;u&#62; Le parc Bao Mo Yuan&#60;/u&#62; : Situé à quelques kilomètres de la ville, il est d&#39;une richesse culturelle sans égal. Dans un cadre plaisant, agrémenté de très nombreux bassins très poissonneux, des allées ombragées, des petits pavillons stylés (à la chinoise, forcément !), il faut bien compter une journée entière pour le parcourir si on prend le temps d&#39;observer toutes ces merveilles.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;u&#62; Le palais présidentiel&#60;/u&#62; :  Très connu, une apparence extérieure plaisante mais la visite de son intérieur est vraiment limitée, donc décevante. A part la boutique et une grande salle de présentation de films, nous n&#39;avions pas pu  accédé aux autres parties du bâtiment.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;u&#62; Le musée archéologique&#60;/u&#62; :  Très bien pour les amateurs. &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;b&#62;&#60;u&#62;Fenghuang&#60;/u&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Fantastique !   Fenghuang est une ville très typée. Elle est composée de deux parties distinctes. Si la ville nouvelle est commune, très encombrée, et finalement assez peu intéressante, la partie ancienne de la ville est ravissante, un saut dans le passé. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Pour y accéder, en partant de Guangzhou, il est possible de prendre le train jusqu&#39;à Jishou, puis un car qui se dirige vers cette direction. Dès votre arrivée, il est probable que vous soyez immédiatement accueilli par des charmantes dames, chargées de trouver des nouveaux clients pour remplir les chambres d&#39;hôtel libres et trouver des participants à des activités touristiques. Elles ont leurs commissions, ce qui est bien normal.  &#60;br&#62;&#60;br&#62;La partie ancienne de la ville est traversée par une rivière assez large, qui en est la source de l&#39;un de ses attraits touristiques. Il est plaisant de voir des pirogues déplacées sur une eau peu profonde à l&#39;aide de rames. Il est plaisant de voir tout ce monde qui s&#39;agite sur son rivage, ces dames qui lavent le linge « à l&#39;ancienne », quelques pêcheurs, des promeneurs, et l&#39;exercice de différentes activités artisanales. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Environ au centre de la ville « ancienne », face à notre chambre d&#39;hôtel, des pierres taillées en carré et aplanies sont disposées tous les mètres, sur toute la largeur de la rivière. Cela permet à une personne de la traverser au sec, à condition qu&#39;elle ne rate pas une marche et ne tombe pas à l&#39;eau !  Nous avons testé avec succès ce chemin…&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les habitations sont anciennes et correctement entretenues. Il est permit d&#39;imaginer que leur apparence n&#39;a guère changée depuis quelques siècles. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Le long d&#39;un   cotés du cours d&#39;eau, un véritable morceau de la muraille de Chine a été implantée.  D&#39;après des photographies de ce rempart hors-norme, c&#39;est du même tonneau ! Une copie conforme et véritable…&#60;br&#62;&#60;br&#62;Je ne vais pas vous raconter en détails les deux petites journées que nous y avons passées, mais sachez que c&#39;est probablement une des plus jolies villes chinoises (un avis souvent prononcé par ceux qui connaissent très bien ce pays), très typée, très touristique. De nombreux hôtels et restaurants vous y attendent. Ainsi qu&#39;un village de Miaos placés à quelques coup de rames de la ville qui se feront un plaisir de chanter face vous, danser et tenter de vous entraîner dans une ronde. Il y a des photos et vidéos à ce sujet à la partie concernée, si vous ne me croyez pas ! &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;b&#62;&#60;u&#62;Dehang&#60;/u&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;À quelques dizaines de kilomètres de là, Dehang est un village montagnard très ouvert au tourisme. Si quelques kilomètres à parcourir à pied ne vous rebutent pas, vous arriverez à une cascade. Sur le chemin, vous avez de grandes chances de rencontrer hommes et enfants lourdement chargés de branchages fixés sur leur dos. Il est aussi possible qu&#39;un buffle soit couché sur le chemin que vous devrez parcourir…&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;b&#62;&#60;u&#62;Guillin et Yangzhou&#60;/u&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;année suivante, nous nous sommes rendus à Guillin et à Yangzhou.  Le mieux pour obtenir des détails est de se rendre sur un site tel que : &#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://fr.wikipedia.org/wiki/Guilin&#34;&#62;http://fr.wikipedia.org/wiki/Guilin&#60;/a&#62;  &#60;br&#62;&#60;br&#62;Nous avons voyagé en groupe (voyage organisé pendant trois jours) et nous ne nous sommes guère attardés dans ces villes. En revanche, nous avions visité la région. Une croisière de deux heures environ sur des embarcations assez ressemblantes à celles qui circulent sur la seine à Paris, utilisées pour le transport de touristes désireux d&#39;admirer le paysage. Ce ne sont pas des monuments d&#39;une ville que nous admirions mais un paysage considéré comme le plus beau (parmi quelques uns) chinois. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Une grotte de taille impressionnante, des boutiques d&#39;usines de diverses fabrications locales…&#60;br&#62;&#60;br&#62;Etc…&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;b&#62;&#60;u&#62;Sanya&#60;/u&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;année suivante (2007), nous nous sommes rendus à Sanya dans l&#39;île de Hainan. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Cette île se situe au sud de la Chine. Une grande ville à la chinoise, une ville côtière. Une ville très prisée par les chinois pendant les périodes de fête. C&#39;est ici que les nouveaux riches chinois investissent massivement dans l&#39;immobilier. Pour cette raison, tout autour de la ville, des immeubles poussent à grande vitesse, aussi bien destinée à l&#39;habitation qu&#39;au tourisme. De plus en plus d&#39;hôtels ouvrent leurs postes. Pendant les périodes de fêtes les prix pratiqués dans ces établissements : 100 euros pour une nuit est une base dans une chambre de confort standard. En dehors de ces périodes, il est possible de négocier ce chiffre et de n‘en payer qu‘une partie. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Si la ville en elle-même .ne vaut pas forcément le déplacement, l&#39;exotisme du cadre et du paysage a de quoi enchanter. Nous vous recommandons de vous rendre à « Nantian Thermal » où des bassins alimentés par des sources d&#39;eaux chaudes et des millions de poissons voraces vous attendent (voyages en car à partir de la ville possible). A Nanshan Temple, un véritable territoire de croyants adeptes de la pratique du bouddhisme. Si vous en avez le temps, deux zoos peuvent vous accueillir : les chinois aiment voir les occidentaux derrière des barreaux de cage....&#60;br&#62; &#60;br&#62;&#60;br&#62;              &#60;b&#62;&#60;u&#62; Encore et toujours : voir nos photos et vidéos.  Merci qui ?&#60;/u&#62;&#60;/b&#62;</description>
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  <category>Où</category>
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  <title>Les transports</title>
  <description>&#60;u&#62;Pour vous rendre en Chine :&#60;/u&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;u&#62;Suggestion :&#60;/u&#62; &#60;b&#62;l&#39;avion&#60;/b&#62;.  Vous pouvez venir aussi en bicyclette mais le temps de trajet risque d&#39;être légèrement supérieur...  &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;u&#62;Pour le voyage Paris  - Canton ou (Guangzhou)&#60;/u&#62;, les meilleurs tarifs étaient obtenus auprès de la compagnie Air France  :    &#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.airfrance.fr&#34;&#62;www.airfrance.fr&#60;/a&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;N&#39;hésitez pas à vous renseigner  Selon les dates et les compagnies aériennes choisies, les différences de tarifs sont très  importantes.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;u&#62;Sur le territoire :&#60;/u&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;       &#60;b&#62;Toujours en avion :&#60;/b&#62;  En 2007,  nous avions voyagé en avion pour nous rendre à Sanya (île chinoise). Seul, je n&#39;aurais jamais pu surmonter toutes les difficultés. Nus étions renvoyés de stand en stand, des indications contradictoires et imprécises. Si vous vous trouvez face à de telles difficultés, bon courage ! &#60;br&#62;       C&#39;est une expérience mais je me garde bien de prétendre qu&#39;ailleurs ou dans d&#39;autres circonstances, les difficultés auraient été les mêmes... &#60;br&#62;&#60;br&#62;         &#60;u&#62;En car, en bus :&#60;/u&#62;En ville, les indications sont nombreuses et claires, en langue chinoise...&#60;br&#62;                                             Entre les villes : Le mieux est de savoir où exactement vous devez embarquer. Si vous rencontrez une ou des personnes qui maitrisent bien la langue anglaise (beaucoup d&#39;étudiants et de cadres) et si c&#39;est également votre cas, vous devriez vous en sortir facilement. &#60;br&#62;&#60;br&#62;            &#60;u&#62;En taxi en ville ou pour des courtes distances&#60;/u&#62;  En principe, ils sont nombreux et les tarifs raisonnables. Il n&#39;est pourtant pas impossible que le chauffeur voudra profiter de la situation et que le prix demandé sera différent si vous n&#39;êtes pas accompagné  par un chinois u une chinoise. &#60;br&#62;             &#60;u&#62; En moto taxi :&#60;/u&#62; il est préférable que le prix soit fixé avant le départ. Pas de casque : à vos risques et périls. Généralement, le motard ne conduit pas très vite et reste prudent.&#60;br&#62;                  &#60;br&#62;                  &#60;u&#62;En train :&#60;/u&#62;Ci-dessous mon expérience ferroviaire, en insistant sur le fait que c&#39;était pendant  la fête du printemps..:&#60;br&#62;&#60;br&#62;Contrairement à l&#39;aéroport, sans connaitre la langue chinoise ou sans être accompagné, il peut être difficile de prendre le train. Là, peu d&#39;indications en langues occidentales, le personnel qui n&#39;a pas la même culture multilangue que dans les aéroports. Si vous avez la bonne idée de vous rendre dans la gare pendant les fêtes nationales (exemple : la fête du printemps), sans une bonne connaissance du chinois, je vous défie de trouver votre train, même si vous disposez au préalable du billet de train.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Supposons que vous voici installé sur votre siège. Le plus dur est fait. Vous arrivez à destination certainement si c&#39;est la destination finale du train. En revanche, si ce même train ne s&#39;y arrète que quelques minutes, il faudra que vous soyez sûr qu&#39;il s&#39;agit bien de votre destination. Ne vous fiez pas à votre montre pour cela, il n&#39;est pas rare qu&#39;il y ait des retards. Ne comptez pas sur des indications à l&#39;approche des gares, celles-ci sont indiquées en chinois.&#60;br&#62;&#60;br&#62;J&#39;ai été agréablement surpris par les prestations offertes lors de tous mes voyages ferroviaires à part la vitesse.  &#60;br&#62;&#60;br&#62;Si vous disposez d&#39;une réservation, vous êtes sûr d&#39;avoir une place assise. Si vous voulez fumer une cigarette, rendez vous dans l&#39;espace placé entre deux wagons. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Ne soyez pas surpris si autour de vous, des chinois sortent des jeux de cartes. Chez eux, un passe-temps favori. Presque un vice ! &#60;br&#62;&#60;br&#62;Soyez patient ! Même  pour des distances relativement courtes (exemple : Guangzhou, Guillin, soit environ 350 kilomètres à vol d&#39;oiseau) il faut bien compter 12 heures de voyage. Autre exemple :  Jishou dans la région de Hunan est si je me souviens bien  éloigné d&#39;environ 650 Kilomètres de Guangzhou. Nous avions mis environ 14 heures à parcourir cette distance.  &#60;br&#62;&#60;br&#62;S&#39;il est vrai que trop de chinois n&#39;hésitent pas à jeter des détritus sur le sol (mais il y déjà des progrès sensible à ce sujet), le personnel de nettoyage est efficace. Y compris pour les toilettes. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Le service de restauration est assuré. Une personne (généralement une femme) passe  régulièrement dans les couloirs à toute vitesse en poussant un chariot recouvert de victuailles. Elle se manifeste bruyamment en poussant des cris rythmés - donc, mi chants, mi cris…..&#60;br&#62;&#60;br&#62;Voyager de nuit est agréable si une couchette a été réservée. Elles sont au nombre de 6 dans des petites cases carrées de 2 mètres de coté (environ). Six couchettes y sont placées, deux rangées sur trois niveaux. Suffisamment confortables, des couvertures pliées placées sur chaque lit, c&#39;est très correct.  Cependant, accéder aux lits placés en hauteur n&#39;est  pas très aisé.   &#60;br&#62;&#60;br&#62;                             Bon voyage ! &#60;br&#62; &#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Transports</category>
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  <title>L&#39;heure chinoise </title>
  <description>%HEURECHINOISE%    &#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Bienvenue</category>
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  <title>Horoscope chinois</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;%HOROSCOPE% </description>
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  <category>Bienvenue</category>
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  <title>Bienvenue</title>
  <description>                                             %TW-FAVORITE-LINK% &#60;br&#62;&#60;br&#62;Voici un  aperçu de  la chine, ce grand pays si méconnu pour lequel en occident,    plus de bêtises  sont formulées et ressassées que de remarques pertinentes. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Les chinois actuels, issus d&#39;une très vieille civilisation, sont différents de nous, ont une autre culture, une  autre mentalité,  une autre vision de la vie.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ils sont donc différents. Et les différences, en occident, quand  elles peuvent être mise au service d&#39;une évolution qui peut nous devancer, nous dominer, nous n&#39;aimons pas du tout...&#60;br&#62;&#60;br&#62;Nous n&#39;aimons que les différences exotiques, celles que nous toisons d&#39;un regard indulgent ou condescendant.  Le Tibet en est un bel exemple. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Puis je vous montre des images et vidéos prises dans ce pays, dans une grande ville ainsi que dans trois régions différentes.  Elles sont toutes placées dans le sud-est du pays. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Avec l&#39;espoir qu&#39;en refermant toutes ces pages, votre regard sur ce pays que j&#39;aime, aura changé de couleur.  Et qu&#39;avec moi, face à toutes les mauvaises langues occidentales, ces manipulés, vous répondrez : &#34;taisez-vous, ignorants  ! &#34;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Bienvenue</category>
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  <title>Une vérité qui fâche</title>
  <description>S&#39;il ne m&#39;est pas habituel  de juger, ni même de me mêler des affaires des autres,  les monceaux de critiques dirigées vers la Chine et les chinois,  formulées par nos hommes politiques et médiatiques,  et tous ceux qu&#39;ils manipulent, c&#39;est-à-dire une bonne partie de mes compatriotes, m&#39;est devenue insupportable.  Je sors donc de mes réserves et je passe à la contre attaque. Tant pis si en agissant ainsi, je me contredis moi-même dans mes principes. L&#39;injustice  est trop manifeste. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Je rappelle - et j&#39;insiste sur ce point -  que j&#39;agis ainsi de mon propre fait, libre de toute influence ou demande, de qui que ce soit.  Je vais même plus loin   :  ceux que je défends pourraient me désapprouver  sur cette initiative et tant pis si j&#39;ai tort de la prendre. &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Je rappelle que : - les occidentaux sont ceux qui ont agressé les pays sud-asiatiques, principalement depuis le XVII nième siècle - pas la contraire ! &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Nous avons cru bien faire !  : civiliser ces sauvages en les massacrants puis en leur apportant le salut de leur âmes en  enseignant aux survivants les préceptes de la religion occidentale (peu importe laquelle). Quelle bonne idée ! Quelle générosité ! &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Charité bien ordonnée commence par soi-même : pour nous dédommager de cette lourde tâche, quand nous avons colonisé cette partie du monde, c&#39;est-à-dire utilisé la population locale, les soumettre à nos caprices, leur attribuer le statut d&#39;esclaves, nous avons largement profité de leur labeur titanesque imposé pour nous enrichir. &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Quand des chinois se révoltaient, faisaient preuve d&#39;esprit d&#39;indépendance, nous n&#39;hésitions pas à les massacrer, y compris leurs familles et leurs villages. Si la pitié, la compassion faisait partie de notre vocabulaire, elles ne s&#39;appliquaient pas à notre mode de communication face à « ces sauvages », d&#39;autant que l&#39;appât du gain et la gloire étaient nos seules préoccupations. &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Ainsi, Pour nous donner bonne conscience, nous considérions que ces hommes, femmes et enfants devaient nous obéir aveuglement parce que nous sommes supérieurs à eux - y compris et surtout en force de frappe.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Contrairement aux français, les anglais ne cherchaient pas (ou pas toujours) à imposer leur religion. Au moins, selon certains écrits, ils ne cherchaient pas à &#34;voler les âmes de leurs victimes&#34;.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; La guerre de l&#39;opium, vous connaissez ? Les anglais &#34;encourageaient&#34; les chinois à consommer l&#39;opium qu&#39;ils leur vendaient à prix d&#39;or. L&#39;empereur chinois fit saisir et détruire 200 000 caisses en 1839 qui en contenaient. En représailles, les anglais bombardèrent des villes chinoises. Pour apaiser la colère britannique, l&#39;empereur chinois accepta de s&#39;engager à verser une rançon conséquente et à signer des accords commerciaux très avantageux pour les britanniques. &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; D&#39;autres pays - la France et les États-Unis - attirés par cette manne, et ne voulant pas être de reste, agissant comme des véritables charognards, accoururent pour en obtenir l&#39;équivalent… Pour  plus de détails : &#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.chine-informations.com/guide/chine-la-premiere-guerre-de-lopium_1637.html&#34;&#62;http://www.chine-informations.com/guide/chine-la-premiere-guerre-de-lopium_1637.html&#60;/a&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Pour la majorité des français, les gentils sont les européens et les méchants les chinois.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; C&#39;est le résultat d&#39;une désinformation massive relayée par nos médias, quotidienne depuis un demi-siècle.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Le retour des chinois au Tibet et sa libération - comme partout en Chine, des seigneurs, secondés par les maîtres religieux locaux, traitaient la population locale de façon bien cruelle. Mao (quelles que soient ses erreurs par la suite) contribua à y mettre un terme.  Ce retour a provoqué différentes batailles pour différentes raisons. En voici  deux  parmi les  principales : &#60;/li&#62;&#60;li&#62;  les dirigeants tibétains  de l&#39;époque organisèrent une résistance désespérée en utilisant  une troupe d&#39;hommes incapables d&#39;en déterminer les vrais enjeux et  ne pouvant s&#39;y soustraire.&#60;/li&#62;&#60;li&#62;  Des années difficiles, des récoltes maigres qui ne pouvaient nourrir à la fois la population locale et la troupe armée présente sur le territoire.   &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Autant d&#39;éléments qui pris dans le désordre et interprétés de façon bien particulière a  permis à nos désinformateurs de réécrire l&#39;histoire et d‘inventer des massacres. Pour eux, multiplier un nombre de morts par 1000, 10 000, voire beaucoup plus, a été si facile sur le papier. Inventer et relater des supplices dont les bourreaux seraient des chinois et les victimes des tibétains est tout aussi facile. Les hommes politiques et médias occidentaux - je n&#39;ai pas envie de vous lâcher - se chargèrent de répandre ses rumeurs et de les rendre crédibles. &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; On me dit que chaque population a le droit de choisir son mode de vie et que les dirigeants d&#39;un autre pays n&#39;a pas le droit de s&#39;imposer, de prendre le contrôle d&#39;un autre territoire.  &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Pas le droit, cela signifie quoi ? Sur quel plan ? Sur un plan moral ? Donnons donc l&#39;exemple d&#39;un comportement correct avant de vouloir donner des leçons de morale à nos voisins !   &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Choisir son mode de vie ? Et à qui s&#39;adresser ?  Aux dirigeants ? A la population ? Et comment ?  Par un vote ?  Comment aurait pu se déterminer   une population maintenue dans la servilité et l&#39;ignorance la plus totale ?  Et qui nous dit qu&#39;enfin informés des enjeux, ils auraient donné la préférence à leurs bourreaux ?  Qui nous dit qu&#39;actuellement, la majorité des tibétains souhaitent le départ des autres chinois de leur territoire ? &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Le gouvernement chinois a donc repris le contrôle du Tibet pour libérer sa population de l&#39;esclavage (comme cela a été fait partout ailleurs en Chine), pour accéder à ses richesses (pour que puissent en profiter tous les chinois) et pour éviter que des puissances étrangères puissent s&#39;y installer,  devenant ainsi  une menace permanente. Ces craintes étaient fondées, cette décision était donc juste et équilibrée. Le Tibet, placé en hauteur, est présenté comme le véritable château d&#39;eau de la Chine.  Cela aurait été si facile pour les américains d&#39;y verser le contenu des « fûts oranges » restant de la guerre au Vietnam, contenant de la dioxine. Et d&#39;y placer des missiles dirigés vers les principales villes chinoises. &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Le président de l&#39;association &#34;free Tibet&#34;, mouvement pourtant très hostile à la Chine, quand il a pris connaissance des vrais chiffres des victimes Tibétains sur des archives, démissionna immédiatement.   &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Je ne critique pas ceux qui souhaitent  l&#39;indépendance tibétaine. Cela part d&#39;un bon sentiment. Mais je ne suis pas sûr qu&#39;ils intègrent dans leurs souhaits ou revendications tous les éléments géostratégiques que cela implique.  Je peux les rassurer sur un point : contrairement à ceux qu&#39;on veut nous faire croire en occident, la liberté du culte existe en Chine. Cependant,  quelles que  soient leurs orientations religieuses ou philosophiques,  les individus doivent respecter les lois en vigueur. &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; &#34;Le Dalaï Lama ne réclame pas l&#39;indépendance mais plus d&#39;autonomie&#34;. C&#39;est assez vague. J&#39;ai lu en partie la traduction de son projet de loi. Soi-disant démocratique, en fait, il aurait tout pouvoir - aucun décret ou loi pourrait être mis en application sans son accord...&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Je ne suis pas pour autant un inconditionnel du mode politique chinois. Je reproche principalement à ses dirigeants de nous imiter et de nous devancer sur le mode capitaliste.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Il y a bien d&#39;autres ignominies occidentales qui ont marqué le sud-est de l‘Asie. Par exemple cette guerre au Vietnam.  Un emplacement de libre tuerie, selon les américains de l&#39;époque.   Un véritable crime contre l&#39;humanité. Des massacres de populations entières.  Qu&#39;en pensait le gouvernement français de l&#39;époque ? Je ne me souviens pas de véritables critiques… Solidaire ? &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62; &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Il y a bien des images dures qui circulent sur Internet et qui présentent des atrocités commises sur le territoire chinois. Comme presque tout le monde - y compris la majorité des chinois - ces images me choquent profondément et me révoltent. Représentent-elles une réalité ?  Je n&#39;en sais rien, probablement oui pour certaines. Y-a-t-il parmi elles des montages, des photos ou vidéos prises   ailleurs ? Très certainement.  Dans quelle proportion ?  Comment savoir ?  Je rappelle que : &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Dans un passé récent, ont été présentées par tous les médias français, des photos et vidéos prises montrant des populations se faire tabasser par des policiers, scène qui selon eux, se passaient en Chine. Or, il a été prouvé que cela ne se passait pas en Chine ! &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Toujours dans un passé récent, bien des médias du monde entier montraient une image sur laquelle des policiers portaient entre leurs mains des robes de moines. Ceci pour nous faire croire qu&#39;ils sont à l&#39;origine des attaques de civils, attribuées à l&#39;origine à des moines.  Or, il a été prouvé que cette image est tirée d&#39;un montage de film qui date de quelques années.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62;  Dans un article,  le journal  &#34;Le Monde&#34; le reconnaissait mais considérait que c&#39;est bien fait pour les chinois qui soi-disant font habituellement la même chose ! &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;  &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Alors, face à ces mensonges - et je n&#39;ai cité que quelques exemples - comment croire que la plus grande part des images Internet montrant des atrocités commises sont réelles et surtout se passent bien sur leur territoire ? &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Enfin, dans ce domaine, il existe aussi de nombreuses images très dures prises ou cachées en occident. Pourquoi montrer de préférence celles qui seraient filmées chez nos voisins chinois ?  C&#39;est plus politiquement correct ?  &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62; &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Le passé est le passé. Nous ne pouvons pas le changer. Les hommes et les femmes qui en faisaient partie ont vécu à leur façon.  Ils avaient leurs préoccupations, leur morale, leur mode de vie, leurs attentes.  Ils sont notre histoire. Il serait prétentieux de vouloir  juger les individus concernés. Par contre, il est intéressant de tenter de les comprendre en examinant les éléments qui composaient leur vie. Et légitime de dire ce que nous  pensons des conséquences de leurs décisions successives &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; De même, nos voisins sont nos voisins. Comme nos ancêtres, les éléments de leur vie présente sont différents des nôtres. Pas la même éducation, pas la même histoire, pas la même culture, pas la même vision du monde. Comme pour nos ancêtres, il est donc prétentieux de vouloir les juger. Et pourtant, les critiques politiques et médiatiques les concernant  sont quotidiennes.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Mais si vraiment nous nous reconnaissons le droit de juger et de condamner, alors, avant de lorgner chez nos voisins ce qui heurte notre sensibilité sélective et qui ne soit pas en accord avec notre morale occidentale, procédons donc à une auto critique. En France : &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Un bon point de repère pour savoir si un pays respecte ou n on les droits de l&#39;homme est d&#39;examiner ses prisons. Notre pays est le « mauvais exemple européen » à ce sujet. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Notre pays est un des plus gros exportateurs d&#39;armes de guerre. Donc, de crimes,de misère et de dictatures. Sur le plan du respect des droits de l&#39;homme, ce n&#39;est pas terrible….&#60;/li&#62;&#60;li&#62;  Une politique capitaliste qui casse à tout va les acquits sociaux. Les inégalités croissent à grande vitesse. Pour justifier la dégradation des conditions de vie occidentales,  le doigt est pointé vers la Chine et les chinois...&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;etc. &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Et le passé récent - deux siècles, ce n&#39;est qu&#39;une virgule dans l&#39;histoire de l&#39;humanité - pendant lesquelles les occidentaux ont agressé à mille  reprises les autres habitants du monde, provoquant chez eux  des montagnes de cadavres,  entassés pèle mêle, grands et petits, certains encore agonisants, massacrés, torturés parce que tel était notre bon plaisir. Je vois les yeux plissés de centaines de milliers de regards d&#39;enfants, d&#39;une pureté et d&#39;une beauté infinie, dans lesquelles reflètent encore l&#39;indicible effroi, grandes douleurs  et incompréhension totale face à ces « grands nez »  nés ailleurs qui sont  venus pour  voler leur vie après mille souffrances, sans l‘ombre d‘un remord. &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;Parfois, vous les occidentaux,   dans votre globalité, je vous maudis.  Et tant pis si j&#39;en fais partie. &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Contrairement aux chinois qui eux ne se sont guère éloignés de leur territoire. Ils ne sont pas venus chez nous pour s&#39;emparer de nos territoires et de nos vies. Mais selon nous, ce sont eux les sauvages, les méchants…&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;On me dit qu&#39;ils ne pouvaient pas le faire, leur stade d&#39;évolution n&#39;était pas à  un  niveau suffisant. Or, des comparaisons historiques montrent que sur bien des points, ils étaient en avance sur nous. Quoi qu&#39;il en soit, ce sont des faits qui peuvent être mis en avant et non des hypothèses hasardeuses.  &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Ce serait trop facile de prétendre que nous ne sommes pas coupables et responsables de ce qui a été fait avant notre naissance. Donc pas concernés ! &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Ce serait trop facile de bénéficier des richesses mal acquises dans un passé tumultueux et sanguinaire, d&#39;en profiter en grandissant dans un pays relativement riche, d&#39;en profiter chaque jour, et de ne pas se sentir concerné par l&#39;origine de ce déséquilibre mondial.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Je reprend. Si nous  nous sentons  concerné par ce lourd passé, et si, étant de bonne foi, nous ne pouvons que considérer que les pratiques étaient indignes,  alors rendons toutes ces richesses à ceux qui en étaient propriétaires ou qui en sont à l&#39;origine.  Et encore heureux s&#39;ils ne nous réclament pas des comptes sur les  millions de personnes que nous avons massacrés pour nous enrichir  en nous couvrant de gloire.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;Que le territoire occupé par les états-uniens soit donc rendu aux indiens. Que les envahisseurs européens revêtent des habits d&#39;esclave et qu&#39;ils rendent aux africains toutes les heures et les vies volées.  &#60;br&#62;&#60;br&#62;Si nous ne nous sentons pas concernés,  si nous considérons de ne pas avoir à juger, alors pourquoi agir différemment vis--à- vis  des chinois ? &#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;est trop facile d&#39;être concernés ou pas, responsables ou pas, selon les circonstances  plus ou moins avantageuses pour notre tranquillité d&#39;esprit....&#60;br&#62; &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Si nous voulons considérer que ce serait une mauvaises idée de rendre ce qui a été acquis de façon si déloyale,   alors acceptons d&#39;endosser la responsabilité collective de ce « passé récent »  et, avant de juger nos voisins, demandons-nous si nous sommes bien placés pour leur infliger   nos critiques et  nos leçons de moralité…&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Les chinois et les autres habitants sud asiatiques ne nous demandent rien d&#39;autre que du respect et de la compréhension. Ils acceptent mal nos ragots, nos critiques virulentes et souvent injustifiées. &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;Finira-ton par les entendre ?  Ou sommes-nous trop cons pour cela ? &#60;br&#62;&#60;br&#62;De quel droit agirions-nous autrement ?  Celui de la morale ? Celle occidentale, c&#39;est-à-dire presque toujours à sens unique, celle qui nous sert de rempart, capable de nous protéger de ce qui pourrait écorner notre bonne conscience ? Quelle grandeur d&#39;âme ! &#60;br&#62;&#60;br&#62;Les chinois sont accusés de s&#39;enrichir en copiant nos productions brevetées, soit en fabriquant et en commercialisant des &#34;contrefaçons&#34;.  En agissant ainsi, ils permettent à des &#34;pauvres&#34; de jouer aux riches. Est-ce un crime ? Par contre,  quand des copies mettent en danger des personnes, il est normal d&#39;y  prendre garde. C&#39;est nous qui avons commencé à copier leur production... Un exemple ? La fabrication de porcelaine en Normandie dont des copies de &#34;chinoiseries&#34; et vendues pour telles...  &#60;br&#62;&#60;br&#62;Et que dire des évènements récents,  quand à Paris et dans d&#39;autres capitales occidentales, lors du passage de la flamme olympique, symbole de l&#39;amitié entre les peuples et de compétitions pacifiques,  ces marques d&#39;agressivité extrêmes, blessant et humiliant  les chinois dans leur ensemble. Ils nous avaient tendu la main et nous conviaient à des réjouissances ; nous les avons rejetés et   injuriés. Sommes-nous donc devenus les membres d&#39;une société  totalement décadente ?   &#60;br&#62;&#60;br&#62;Le gouvernement chinois est accusé de ne pas tenir sa parole. &#60;br&#62; &#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; De s&#39;être engagé à un strict respect des droits de l&#39;homme (selon nos conceptions) s&#39;il obtenait l&#39;organisation des jeux olympiques en 2008.  Or, en réalité, il s&#39;était contenté d&#39;assurer que bien des choses pourraient changer.   &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Toujours pour les JO, il aurait soi-disant garanti le libre accès d&#39;internet à tous les journalistes présents sur son territoire. Ce n&#39;est pas non plus ce qu&#39;il avait été dit. Il avait assuré que les journalistes pourraient exercer leur profession dans de bonnes conditions.  &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;    &#60;br&#62;      Il s&#39;agit là au mieux de la part de nos médias d&#39;interprétations tendancieuses, au pire de mensonges éhontés, suite logique à leurs désinformations massives de la population.  &#60;br&#62;&#60;br&#62;       Toutes les personnes qui ont gardé des traces des déclarations et  qui peuvent traduire le chinois peuvent en témoigner.  &#60;br&#62;&#60;br&#62;          Il y a encore pire. A peine croyable mais les faits sont là. Lors de la tragédie provoquée par le raz-de-marée Tsunami, la presse  reconnue dès les premiers jours que l&#39;aide accordée aux sinistrés par la Chine était très supérieure à celle des autres pays. Puis, du jour au lendemain, tout au moins sur Internet, la Chine était oubliée dans la liste des pays donateurs, même de façon modeste, les archives des éditions passées supprimées ou modifiées en conséquence. &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Récemment, des journalistes se sont &#34;dévoués &#34; pour enquêter en Chine et nous rapporter la vérité. Beaucoup de français ont trouvé cela très bien et le procédé équitable. Quelle bonne blague !  Quelle aurait été leur première motivation ? Nous rapporter ce qui sera attendu avec impatience par ceux à qui ils ont des comptes à rendre et à satisfaire un public déjà convaincu. Donc les images présentées (et bricolées) auraient été  forcément dans ce sens. &#60;br&#62; &#60;br&#62;Je présente mes excuses aux représentants de cette profession qui cherchent à faire correctement leur boulot, quelles qu&#39;en soient les circonstances. Ils semblent très rares.  &#60;br&#62;&#60;br&#62;   Ceci est l&#39;expression de ma tristesse et de ma colère face à l&#39;arrogance et de nombreux  oublis sélectifs de mes compatriotes.  Il est vrai qu&#39;il faut savoir chercher la vérité, avoir cette motivation et cette capacité et non  se   laisser imposer une de substitution.   &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Je  demande donc simplement à mes compatriotes de revoir ou de nuancer leur position concernant nos voisins et amis chinois. C&#39;est bien le moins qu&#39;ils doivent faire…&#60;br&#62;&#60;br&#62;                                                                             Bernard</description>
  <link>http://www.vueschinoises.fr/mapage99/index.html#bv000002</link>
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  <title>Voici l&#39;histoire de Lobsang, habitant du Tibet en exil. Un vrai, un paysan, cet homme était très représentatif de la plus grande partie de la population locale. Donc, pas un de ceux vers qui les journalistes se tournaient quand ils avaient la chance d&#39;entrer dans le pays avec l&#39;espoir de trouver images et témoignages qui leur permettaient d&#39;écrire une histoire dont les conclusions étaient négociées avant même que débutaient leurs investigations. Une pratique toujours en cours, plus encore aujourd&#39;hui qu&#39;hier.Lobsang a accepté de me raconter son histoire, me décrire sa vie passée et tous les démons qui la peuplaient. Recueillir ses confidences n&#39;a vraiment pas été facile. Il m&#39;a fallut de jours entiers pour l&#39;apprivoiser, le mettre en confiance, écarter toutes ses réserves, le libérer par touches successives de ses peurs encore vivaces. Les premiers jours, il gardait la tête baissée, comme si mon propre regard pouvait le brûler. Quand il me parlait, ce n&#39;était pas l&#39;homme qu&#39;il est devenu qui s&#39;exprimait mais celui de l&#39;époque.Ne me demandez pas quand et où je l&#39;ai rencontré. Cela ne vous regarde pas. Il m&#39;a supplié de ne pas le « dénoncer ». Il a encore honte de lui, de ce qu&#39;il représentait, et de ce qui le culpabilisait à l&#39;infini. Il était persuadé qu&#39;être pauvre, est un crime.  Il était  convaincu que chaque coup qu&#39;il  recevait  était mérité, que chaque coup qu&#39;il n&#39;avait  pas encore pris était l&#39;effet d&#39;une indulgence divine provisoire mais qu&#39;il devrait la payer un jour, d&#39;une façon ou d&#39;une autre et que cela serait bien fait. Bien mérité. Il me parlait comme s&#39;il n&#39;avait jamais soutenu une conversation plus de 5 minutes de suite avec un étranger, quand un sujet aussi sensible était abordé.  J&#39;aurais pourtant voulu casser les barrières, me montrer aussi humble que lui. Ne pas lui cacher mes propres faiblesses, mes peurs et mes angoisses. Garder mes différences inévitablement mais le persuader que si je m&#39;étais trouvé dans sa situation lors des différentes épreuves qu&#39;il avait du subir, face à ses monstres, face à ses tortionnaires, je me serais écroulé.  Je ne serais plus de ce monde. Tout mon savoir, toute ma culture relative n&#39;auraient pu me donner la force de les supporter. Il est donc, à sa façon et bien qu&#39;il ait peine à me croire, supérieur à moi dans bien des domaines. A travers nos conversations, il se délivrait petit à petit de ses convictions d&#39;avoir été un moins que rien, un minable, une merde déposée sur un terrain vague, même pas digne d&#39;être écrasée par un pied botté d&#39;un des maitres de son pays. Il n&#39;avait pas eu de chance. Il aurait pu naitre oiseaux et planer dans le ciel, libre de toutes contraintes. Il aurait pu naitre ours et être assez fort pour ne craindre personne. Il aurait pu naitre papillon et être admiré de tous. Il aurait pu naitre « maitre » et être celui qui commande, celui qui terrorise et terrifie en levant le doigt. Il aurait pu naitre ailleurs, loin d&#39;ici, dans un autre pays, au sein d&#39;une famille qui ne manque de rien. Une famille unie et aimante, heureuse et épanouie,   assez riche pour permettre à tous ses membres de manger à sa faim trois fois par jour, de dormir au chaud des  nuits entières sur un matelas de laine recouvert d&#39;une couette de plume. Il aurait pu  ne pas naitre du tout et ignorer les privations, les humiliations, les souffrances de chaque instant.   Il n&#39;avait pas eu cette chance. Il est venu au monde au vingtième siècle, dans un pays de montagne. C&#39;est un tibétain, un sous-citoyen entravé et vomi, serf de son état.  Un pays de rêve, selon les touristes… Il a poussé dans l&#39;effroi de chaque instant. Ses parents n&#39;étaient pas plus méchants que d&#39;autres mais ils n&#39;avaient pas la prétention d&#39;élever leurs enfants autrement qu&#39;ils avaient eux-mêmes grandi, dans des conditions similaires. Des enfants, ce sont des bouches à nourrir, bien des soucis en perspective.  Des parents ne sont pas fait pour choyer leurs enfants, c&#39;est un luxe que seules peuvent s&#39;offrir les familles riches. Ce ne serait d&#39;ailleurs pas leur rendre service. Quand un enfant parvient à grandir, quand les privations et les maladies n&#39;y font pas obstacle, il peut enfin devenir utile. Être celui qui pourra servir le maître. C&#39;est sa raison d&#39;être première. Si le maître avait suffisamment de  bras pour le servir, si les sous-maîtres n&#39;avaient pas le temps  de dresser des bons à rien,  s&#39;ils en avaient trop et ne savaient qu&#39;en faire, l&#39;enfant devenait homme et pouvait à son tour espérer recevoir  une femme qui « produira » de nouveaux serfs, prêts à être sacrifiés, ou être un élément de production et de reproduction, selon les bons plaisirs de ceux qui règnent « avec tant de sagesse »  Penser autrement n&#39;était pas autorisé et pouvait être un danger pour tous. Celui qui osait remettre en cause les rôles attribués à chaque catégorie sociale était un élément perturbateur qui méritait amplement les effets de la colère d&#39;un maitre ou pire encore, la colère divine, celle qui pourrait anéantir l&#39;humanité en un rien de temps.  Bien que ce n&#39;était pas formulé de façon aussi bien structurée, c&#39;est ainsi que raisonnait le serf et pour cette raison, il souffrait en silence, obéissait sans discuter, ne connaissait pas la révolte. S&#39;il rêvait parfois d&#39;un monde plus doux, plus de confort, moins de souffrance, moins de travail, plus de rêverie, il gardait enfoui ses pensées coupables au plus profond de son âme et se considérait alors avec honte et mépris. D&#39;où sa culpabilité de chaque instant…. Lobsang avait donc grandi au sein d&#39;une famille respectueuse des usages, des conventions adaptées à sa situation. Il avait un grand frère et une petite sœur.  Tous les trois dormaient le soir sur un tapis d&#39;herbes coupées et ramassées dans un pré. Celles qui étaient choisies étaient plutôt des mauvaises herbes, celles qui provoquaient de la diarrhée chez les buffles s&#39;ils en mangeaient en trop grande quantité. Tous les mois, la litière devait être renouvelée avant que celle-ci ne moisisse.  Lobsang aimait son frère avec qui le partage de travail était équitable.  Des sous-maitres étaient venus un jour le chercher pour le mener dans une lamaserie. Il avait tous justes neuf ans. . Quand les parents de Lobsang rentrèrent le soir,   ils apprirent la nouvelle et s&#39;abstinrent de la commenter. A quoi bon ? Lobsang ne pouvait pas espérer obtenir de la part de sa sœur, une aide efficace   pour les travaux les plus durs aux champs. En revanche, tous ceux pour lesquels l&#39;adresse et la rapidité étaient requises, elle était très efficace. Il adorait sa sœur, la seule personne qui le comprenait et qui ne lui reprochait rien. Lobsang ne savait pas grand-chose du monde qui l&#39;entourait. Il y avait le paysage, cette montagne aux sentiers escarpés, qu&#39;il fallait emprunter pour se rendre dans les prés et les champs qui étaient attribués à quelques familles ; sa bicoque qui tenait debout tant bien que mal et qui avait peine à protéger ses occupants du froid et de la pluie. Il y avait ses parents, son frère qu&#39;il aurait voulu garder auprès de lui, sa sœur encore très jeune et déjà ridée par une vie trop dure et sans fantaisie. Il y avait ces autres familles qui ressemblaient à la sienne. Il y avait les sous-maîtres à qui il fallait obéir, qui se montraient intraitables et intolérants, capables de fouetter celui ou ceux qu&#39;ils rencontraient, femmes, enfants ou vieillard, indifféremment. Il n&#39;y avait rien à dire, de toutes façons, ils avaient toujours raison. S&#39;ils agissaient ainsi, c&#39;était parce que cela devait se passer de cette façn et que se plaindre ou gémir ne pouvaient qu&#39;apporter de nouveaux ennuis, de nouveaux coups en perspective.  Il y avait les lamaseries où bon nombre d&#39;enfants disparaissaient on ne savait pas très bien pourquoi. Selon les dires des vieux encore vivants, dans ces grandes bâtisses aux portes toujours verrouillées, il y avait des hommes esprits qui s&#39;entretenaient avec des démons. Il y avait les sous-maîtres, toujours sur le terrain. Il y avait les maitres et le grand maître, celui qui se trouvait au dessus de tout, celui que les maitres pouvaient rencontrer et obtenir des ordres.  Le monde s&#39;arrêtait là. Il n&#39;y avait rien derrière la montagne ou alors juste le néant. Ah si, il se souvient avoir vu à plusieurs reprises des avions dans le ciel. Des apparitions divines, comment pouvait-il les imaginer autrement ?Lobsang ne s&#39;était jamais rendu dans une école.  Il n&#39;imaginait même pas ce que ce mot signifie, ce que cela pouvait apporter aux enfants. Il avait toujours appris sur le terrain ce qu&#39;il devait savoir. Dans sa famille, il avait appris à grandir, à marcher, s&#39;asseoir et se coucher. Au milieu des siens, il avat appris à aller chercher de l&#39;eau à la mare, et la rapporter dans une lourde cruche. Celle de la source était bien meilleure mais le risque de croiser la route d&#39;un sous-maitre était trop important. Il avait appris à allumer et entretenir du feu, cuire des légumes ou des herbes trouvées dans la forêt. Il avait appris à se méfier de tout, y compris et surtout de la communauté des hommes. Il devait s&#39;entendre avec ses voisins mais ne pas oublier qu&#39;ils étaient tous capable de le dénoncer, de rapporter aux sous-maitres tout   ce qui pourrait lui être reproché. Un retard, un objet cassé, une marque de faiblesse, une marque de lassitude, un soupçon d&#39;humeur ou des mots équivoques, rien ne leur échappaient et les sanctions pouvaient être terribles. Pourquoi cet esprit de délateur ?  Quand une personne dénonçait un de ses compagnons d&#39;infortune, voire un membre de sa famille, elle pouvait espérer détourner la colère d&#39;un sous-maître sur cet autre si répréhensible et obtenir une petite récompense.  Pire encore, être témoin de la moindre indélicatesse et se taire pouvait être lourd de conséquence. La vie était tellement dure que l&#39;espérance de vie était courte. Il était rare qu&#39;un enfant puisse connaitre ses grands-parents. Il était rare que des enfants pouvaient grandir dans une famille sans que plusieurs d&#39;entre eux disparaissaient prématurément. Au cours d&#39;une sortie, Lobsang trouva sur le sentier une feuille de papier recouverte de signes mystérieux, des bâtons, des points et des formes arrondies. Cette feuille devait appartenir à un sous-maitre qui avait du l&#39;égarer. Lobsang devinait que ce dessin a une signification que seule une personne, d&#39;une essence très supérieure à la communauté des serfs, pouvait décrypter. Ne connaissant pas non plus le concept de l ‘école, il considérait que ce savoir est inné, est une particularité de  ceux qui sont nés pour représenter l&#39;autorité  et que donc un pauvre paysan ignorant et coupable de tout devait obéir et respecter sans la moindre réserve. Sa sœur devait avoir environ 12 ans.  Son corps commençait à se transformer, à être celui d&#39;une femme.  Trois sous-maitres étaient arrivés un beau matin, juchés sur des chevaux. Ils s&#39;étaient emparés brutalement de la jeune fille qui ne se débattait pas, terrorisée. Lobsang s&#39;était approché d&#39;eux précipitamment mais son élan avait été stoppé net par la morsure de lanière d&#39;un fouet qui zébra son visage. Il en a gardé la cicatrice. Les hommes s&#39;éloignèrent en poussant des cris gras.  Les jours suivants, il croyait entendre des cris désespérés qui le glaçaient et le tétanisaient.  Quelques semaines plus tard, il retrouva le corps nu de sa sœur à moitié dévoré par des asticots, les yeux arrachés.     ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------&#60;s&#62;A 40 ans environ, ses parents, un homme et une femme vieillis prématurément et pour qui la vie n&#39;était plus supportable, décédèrent. Ils étaient partis ensemble pour un ailleurs existant ou non, Lobsang était incapable de le déterminer. Lobsang devenait un homme et souhaitait pouvoir partager sa vie avec une compagne de misère. Sa sœur lui manquait beaucoup ainsi que ses parents.  Lobsang voulait une femme, il en rêvait chaque nuit.  Il la voulait jeune et jolie, douce et aimable, assez forte pour résister à la dure vie agricole. Il voulait qu&#39;elle lui fasse des enfants.  Il en voulait une neuve si possible, pas une qui avait déjà servie, attribuée précédemment à un homme qui n&#39;aurait pas survécu. Mais là, l&#39;espérer était déjà beaucoup, oser le demander ne pouvait être envisagé sans prendre le risque d&#39;être traité de fou et de   recevoir un coup de fouet en guise de réponse. Un jour, il eut pourtant satisfaction.   A condition qu&#39;il s&#39;engage à quelque chose qu&#39;il ne comprenait pas et s&#39;en inquiétait guère, les « autorités bienveillantes » décidèrent de lui en attribuer une. Il était d&#39;accord évidemment puisque cela correspondait à ses vœux et que de toutes façons, il n&#39;était pas autorisé à refuser quoi que ce soit. Cela aurait pu être très mal interprété. Il fallait bien que les serfs se reproduisent pour produire la main d&#39;œuvre indispensable à l&#39;enrichissement des catégories les plus aisées de la population.  De plus, il y avait énormément de perte.  Sur douze naissances, cinq enfants s&#39;offraient le luxe de disparaitre avant l&#39;âge adulte. Quelle ingratitude ! Deux étaient destinés à être utilisés dans les lamaseries. Sur les cinq restants, bien des pertes étaient encore à déplorer. Les maîtres regrettaient que leurs subalternes en sacrifient trop mais il faut bien que ces gens s&#39;amusent et montrent à la population laborieuse que l&#39;autorité ne souffre pas de la moindre désobéissance.  Pour maintenir cet ordre sans faille, la population des serfs était maintenue dans l&#39;ignorance aussi étendue que possible, baignée dans une terreur quotidienne. Pour parfaire cette éducation, le paysan devait être convaincu d&#39;être coupable de tout et qu&#39;il devait adorer sans comprendre ceux qui dirigent le pays, les régions et les villages.                                                &#60;/s&#62;----------------------------------------------&#60;s&#62;La femme qui devait partager sa vie n&#39;avait rien demandé à personne quand elle fût arrachée à sa famille et livrée à celui avec qui elle devra passer le restant de sa vie. Elle aurait pu tomber plus mal. Cet homme est encore jeune, vigoureux et pas plus méchant qu&#39;un autre.  Elle n&#39;avait donc pas à se plaindre.                                                      &#60;/s&#62;------------------------------------------------&#60;s&#62;Pour la première fois de sa vie, la chance lui souriait. Qu&#39;elle était belle !    Ce n&#39;était sûrement pas une marque de sympathie de la part d&#39;un sous-maitre, encore moins de considération, mais la chance. Celui-ci la déposa près de la maison sans ménagement et se retira aussitôt.                                                  &#60;/s&#62;--------------------------------------------------&#60;s&#62;-Leur deuxième enfant avait deux ans quand l&#39;atmosphère changea. Les sous-maîtres devenaient nerveux et les paysans par centaines étaient enlevés, arrachés à leurs familles. Ils devaient combattre, chasser des hommes venus d&#39;ailleurs (d&#39;où ?  Les paysans ne savaient pas trop, il y a donc des gens qui habitent derrière la montagne ?). Et que voulaient ces hommes ?  Se battre ?  Mais pourquoi ne respectaient-ils pas l&#39;autorité des maitres ?  Qui peuvent-ils être ?  Des démons ? Les serfs arrachés à leur terre étaient consternés. L&#39;hiver avait été rude, une très mauvaise année, de très mauvaises récoltes.  Déjà que les autorités en avaient confisqué une bonne partie. Que pourront manger leurs femmes et leurs enfants si les hommes devaient s&#39;éloigner pour combattre ?  Et pourront-ils revenir chez eux après avoir exterminé ces mauvais hommes. Reviendront-ils, combien d&#39;entre-eux ne survivront pas à cet affrontement ?  Que d&#39;incertitudes, que d&#39;inquiétudes, que de misère et de souffrances en perspective ! Les hommes des deux partis se retrouvèrent face à face, les uns armés de gourdins et de fourches, les autres de pétoires. Ils devaient se battre. Les sous-maîtres étaient formels mais  eux-mêmes morts de trouille,   restaient en retrait. Il fallait donc se battre mais pourquoi ?  Ne pouvaient-ils pas régler cela autrement, demander à ces chinois de déposer les armes, les obliger à se soumettre et à repartir dans leur pays ? Pourquoi venaient-ils, est-ce vraiment pour mourir ? Obéissaient-ils à d&#39;autres maitres ? C&#39;était là le danger, l&#39;écueil à éviter, la terreur des commandants de toutes les armées. Le scrupule du soldat. Les chinois hésitaient à leur tour.  Ils n&#39;étaient pas venus pour se battre contre des paysans mais pour les libérer de leurs tyrans.  Pourquoi devraient-ils donc tuer leurs frères, ces hommes vêtus de guenilles, si mal armés et si mal entrainés ?  Dans cette armée de libérateurs, il y avait des modes de pensée et des interprétations de la situation assez contrastés. Certains étaient venus pour se battre et si les adversaires étaient peu dangereux, c&#39;était très bien ainsi.  D&#39;autres étaient enrôlés dans l&#39;armée malgré eux et si peu désireux de guerroyer. D&#39;autres encore, surtout parmi les gradés, se sentaient entrainés dans une guerre absurde dans laquelle les enjeux étaient détournés de leur raisons initiales.  Souvent, l&#39;occidental imagine que l&#39;homme oriental est toujours cruel, incapable de raisonner de façon charitable.  Mais quoi, quand il s&#39;agit de sauver sa vie, un soldat reste un soldat. Il doit obéir à des ordres et face à une menace, est obligé de se défendre en tuant l&#39;adversaire avant qu&#39;il ne soit lui-même touché. Des hommes furent donc tués lors des batailles, plus dans les rangs des guenilleux que des soldats de l&#39;armée chinoise, comment cela aurait-il pu être autrement ?   Pour se nourrir, les hommes soldats (libérateurs ou envahisseurs, selon les avis) devaient (confisquer ou piller, toujours selon les interprétations) des récoltes déjà maigres. Devaient-ils se laisser mourir de faim ?Contrairement à ce qui a été si souvent dit et écrit, contrairement à ce qui se passe la plupart du temps quand une armée d&#39;une nation occidentale agresse une autre nation, les femmes, les vieillards, les enfants, la population non combattante furent épargnée. Lobsang est formel sur ce point.                                                                &#60;/s&#62;--------------------------------&#60;s&#62;- Lobsang survécu à cette guerre absurde. Les années passèrent, des époques heureuses, d&#39;autres plus dures, parfois catastrophiques. Ses enfants grandirent dans un environnement toujours dur mais pas au niveau de celui des décennies précédentes. Ils purent être scolarisé et apprendre à lire et écrire le chinois, sans avoir à renier leur propre langue. Les terres que cultivaient Lobsang lui furent attribuées sans contrepartie. Il en devint donc le propriétaire.    Les maitres tibétains et toute leur clique perdirent leur pouvoir et c&#39;est tant mieux. Ils avaient fait tellement de mal autour d&#39;eux qu&#39;ils avaient bien de la chance de s&#39;en tirer à si bon compte. Eux, quand ils étaient au pouvoir, pour des broutilles ou juste pour le plaisir, se montraient cruels et incapable de la moindre compassion. Ce ne sont pas des journalistes qui le disent, ni des hommes politiques, mais un homme qui lui était sur le terrain et qui a subi, à de nombreuses reprises, les conséquences de ces actes barbares.  Le grand maitre n&#39;avait pas attendu la venue de l&#39;armée chinoise pour  fuir. Il pensait se mettre hors de portée de l&#39;armée chinoise mais celle-ci l&#39;avait laissé volontairement   s&#39;enfuir. Il est probable que les gouvernants chinois actuels le regrettent. Comment se comportait-il lui-même avec la population locale ?  Lobsang ne pourrait le dire, il connaissait bien sûr son existence mais ne savait pas grand-chose de  lui et de son influence. Mais quoi, il était bien au Tibet la plus haute autorité religieuse et disposait d&#39;un pouvoir considérable.Ce n&#39;est peut-être pas son bras qui se levait pour battre, fouetter ou exécuter des hommes accusés de n&#39;importe quoi, y compris d&#39;avoir osé lever les yeux et regarder en face une « personnalité » du pays mais il ne pouvait ignorer ces pratiques et n&#39;avait rien fait de significatif pour y mettre fin.Aujourd&#39;hui, il tente désespérément de reprendre le pouvoir. Pour cela, il joue la carte de la victimalisation, accuse la Chine de tous les maux, déforme totalement la réalité de l&#39;époque et celle actuelle, invente des chiffres. Nos compatriotes s&#39;aplatissent devant lui, utilisent des qualificatifs les plus élogieux (sa sainteté), ne mettent jamais sa parole en doute et s&#39;en prennent de façon agressive aux chinois alors qu&#39;ils ignorent totalement la réalité des faits. Le Dalai Lama prétend qu&#39;il ignorait d&#39;où venait les centaines de milliers de dollars versés par les américains durant plusieurs décennies (c&#39;est, selon lui, son frère qui s&#39;en occupait !) .C&#39;est gros comme une montagne mais ca marche … Je pourrais encore continuer longtemps à expliquer pourquoi, si dans le passé je respectais cet homme et son parcours, désormais je lui retire toute mon estime et ma considération. Mais il n&#39;y a pas à dire, Dalai Lama, vous êtes très fort. Jamais un tyran non repenti n&#39;a berné avec autant d&#39;adresse et de cynisme la population mondiale. Vous avez même récolté le prix Nobel de la paix. C&#39;est géant. Il faut dire que les ricains vous ont bien aidé et cela montre aussi - ce qui est vraiment inquiétant - qu&#39;ils savent imposer des opinions partout dans le monde.  « Nul n&#39;est prophète dans son pays» D&#39;après mes sources de renseignements que je crois assez fiables,  votre odeur de sainteté est loin d&#39;être aussi vivace dans vôtre royaume. C&#39;est le moins que l&#39;on puisse dire ! Nul n&#39;est parfait…Ne t&#39;en fais pas Lobsang,   un jour la vérité triomphera. Cela ne changera rien à toutes les souffrances endurées par toi et les tiens, mais j&#39;ose espérer que cela te console un peu.Aujourd&#39;hui, tu es n vieil homme. Tu as réussi à quitter ton pays en entrainant femme et enfants et tu as réussi tant bien que mal à refaire ta vie en France. Ton arrivée et les premières années dans ton nouveau pays n&#39;ont pas été roses. Tu as du subir bien des humiliations, des vexations et des marques de mépris.  Mais tu as su t&#39;adapter, trouver un travail et un logement, économiser et poursuivre ta vie dans des conditions acceptables. Cette page, ce reflet de ta vie, est présentée dans un seul but : contribuer à rétablir la vérité des faits. C&#39;est un peu ce que tu souhaites, n&#39;est-ce pas ?    Ne t&#39;inquiète pas : personne ne te reconnaîtra, je me suis arrangé pour te cacher dans le récit de ta vie pourtant à peine voilée.  Et je peux te dire que presque tous ceux qui le liront penseront que j&#39;ai tout inventé…   C&#39;est à la fois tant mieux et tant pis. Bonne fin de vie, copain, et que tes enfants se montrent digne de ton courage et de tes grandes qualités de cœur. A mes yeux, tu es beaucoup plus grand et respectable que tous ces maitres et sous-maîtres qui te prenaient pour une « merde »                                                                   Voici l&#39;histoire de Lobsang, habitant du Tibet en exil. Un vrai, un paysan, cet homme était très représentatif de la plus grande partie de la population locale. Donc, pas un de ceux vers qui les journalistes se tournaient quand ils avaient la chance d&#39;entrer dans le pays avec l&#39;espoir de trouver images et témoignages qui leur permettaient d&#39;écrire une histoire dont les conclusions étaient négociées avant même que débutaient leurs investigations. Une pratique toujours en cours, plus encore aujourd&#39;hui qu&#39;hier.Lobsang a accepté de me raconter son histoire, me décrire sa vie passée et tous les démons qui la peuplaient. Recueillir ses confidences n&#39;a vraiment pas été facile. Il m&#39;a fallut de jours entiers pour l&#39;apprivoiser, le mettre en confiance, écarter toutes ses réserves, le libérer par touches successives de ses peurs encore vivaces. Les premiers jours, il gardait la tête baissée, comme si mon propre regard pouvait le brûler. Quand il me parlait, ce n&#39;était pas l&#39;homme qu&#39;il est devenu qui s&#39;exprimait mais celui de l&#39;époque.Ne me demandez pas quand et où je l&#39;ai rencontré. Cela ne vous regarde pas. Il m&#39;a supplié de ne pas le « dénoncer ». Il a encore honte de lui, de ce qu&#39;il représentait, et de ce qui le culpabilisait à l&#39;infini. Il était persuadé qu&#39;être pauvre, est un crime.  Il était  convaincu que chaque coup qu&#39;il  recevait  était mérité, que chaque coup qu&#39;il n&#39;avait  pas encore pris était l&#39;effet d&#39;une indulgence divine provisoire mais qu&#39;il devrait la payer un jour, d&#39;une façon ou d&#39;une autre et que cela serait bien fait. Bien mérité. Il me parlait comme s&#39;il n&#39;avait jamais soutenu une conversation plus de 5 minutes de suite avec un étranger, quand un sujet aussi sensible était abordé.  J&#39;aurais pourtant voulu casser les barrières, me montrer aussi humble que lui. Ne pas lui cacher mes propres faiblesses, mes peurs et mes angoisses. Garder mes différences inévitablement mais le persuader que si je m&#39;étais trouvé dans sa situation lors des différentes épreuves qu&#39;il avait du subir, face à ses monstres, face à ses tortionnaires, je me serais écroulé.  Je ne serais plus de ce monde. Tout mon savoir, toute ma culture relative n&#39;auraient pu me donner la force de les supporter. Il est donc, à sa façon et bien qu&#39;il ait peine à me croire, supérieur à moi dans bien des domaines. A travers nos conversations, il se délivrait petit à petit de ses convictions d&#39;avoir été un moins que rien, un minable, une merde déposée sur un terrain vague, même pas digne d&#39;être écrasée par un pied botté d&#39;un des maitres de son pays. Il n&#39;avait pas eu de chance. Il aurait pu naitre oiseaux et planer dans le ciel, libre de toutes contraintes. Il aurait pu naitre ours et être assez fort pour ne craindre personne. Il aurait pu naitre papillon et être admiré de tous. Il aurait pu naitre « maitre » et être celui qui commande, celui qui terrorise et terrifie en levant le doigt. Il aurait pu naitre ailleurs, loin d&#39;ici, dans un autre pays, au sein d&#39;une famille qui ne manque de rien. Une famille unie et aimante, heureuse et épanouie,   assez riche pour permettre à tous ses membres de manger à sa faim trois fois par jour, de dormir au chaud des  nuits entières sur un matelas de laine recouvert d&#39;une couette de plume. Il aurait pu  ne pas naitre du tout et ignorer les privations, les humiliations, les souffrances de chaque instant.   Il n&#39;avait pas eu cette chance. Il est venu au monde au vingtième siècle, dans un pays de montagne. C&#39;est un tibétain, un sous-citoyen entravé et vomi, serf de son état.  Un pays de rêve, selon les touristes… Il a poussé dans l&#39;effroi de chaque instant. Ses parents n&#39;étaient pas plus méchants que d&#39;autres mais ils n&#39;avaient pas la prétention d&#39;élever leurs enfants autrement qu&#39;ils avaient eux-mêmes grandi, dans des conditions similaires. Des enfants, ce sont des bouches à nourrir, bien des soucis en perspective.  Des parents ne sont pas fait pour choyer leurs enfants, c&#39;est un luxe que seules peuvent s&#39;offrir les familles riches. Ce ne serait d&#39;ailleurs pas leur rendre service. Quand un enfant parvient à grandir, quand les privations et les maladies n&#39;y font pas obstacle, il peut enfin devenir utile. Être celui qui pourra servir le maître. C&#39;est sa raison d&#39;être première. Si le maître avait suffisamment de  bras pour le servir, si les sous-maîtres n&#39;avaient pas le temps  de dresser des bons à rien,  s&#39;ils en avaient trop et ne savaient qu&#39;en faire, l&#39;enfant devenait homme et pouvait à son tour espérer recevoir  une femme qui « produira » de nouveaux serfs, prêts à être sacrifiés, ou être un élément de production et de reproduction, selon les bons plaisirs de ceux qui règnent « avec tant de sagesse »  Penser autrement n&#39;était pas autorisé et pouvait être un danger pour tous. Celui qui osait remettre en cause les rôles attribués à chaque catégorie sociale était un élément perturbateur qui méritait amplement les effets de la colère d&#39;un maitre ou pire encore, la colère divine, celle qui pourrait anéantir l&#39;humanité en un rien de temps.  Bien que ce n&#39;était pas formulé de façon aussi bien structurée, c&#39;est ainsi que raisonnait le serf et pour cette raison, il souffrait en silence, obéissait sans discuter, ne connaissait pas la révolte. S&#39;il rêvait parfois d&#39;un monde plus doux, plus de confort, moins de souffrance, moins de travail, plus de rêverie, il gardait enfoui ses pensées coupables au plus profond de son âme et se considérait alors avec honte et mépris. D&#39;où sa culpabilité de chaque instant…. Lobsang avait donc grandi au sein d&#39;une famille respectueuse des usages, des conventions adaptées à sa situation. Il avait un grand frère et une petite sœur.  Tous les trois dormaient le soir sur un tapis d&#39;herbes coupées et ramassées dans un pré. Celles qui étaient choisies étaient plutôt des mauvaises herbes, celles qui provoquaient de la diarrhée chez les buffles s&#39;ils en mangeaient en trop grande quantité. Tous les mois, la litière devait être renouvelée avant que celle-ci ne moisisse.  Lobsang aimait son frère avec qui le partage de travail était équitable.  Des sous-maitres étaient venus un jour le chercher pour le mener dans une lamaserie. Il avait tous justes neuf ans. . Quand les parents de Lobsang rentrèrent le soir,   ils apprirent la nouvelle et s&#39;abstinrent de la commenter. A quoi bon ? Lobsang ne pouvait pas espérer obtenir de la part de sa sœur, une aide efficace   pour les travaux les plus durs aux champs. En revanche, tous ceux pour lesquels l&#39;adresse et la rapidité étaient requises, elle était très efficace. Il adorait sa sœur, la seule personne qui le comprenait et qui ne lui reprochait rien. Lobsang ne savait pas grand-chose du monde qui l&#39;entourait. Il y avait le paysage, cette montagne aux sentiers escarpés, qu&#39;il fallait emprunter pour se rendre dans les prés et les champs qui étaient attribués à quelques familles ; sa bicoque qui tenait debout tant bien que mal et qui avait peine à protéger ses occupants du froid et de la pluie. Il y avait ses parents, son frère qu&#39;il aurait voulu garder auprès de lui, sa sœur encore très jeune et déjà ridée par une vie trop dure et sans fantaisie. Il y avait ces autres familles qui ressemblaient à la sienne. Il y avait les sous-maîtres à qui il fallait obéir, qui se montraient intraitables et intolérants, capables de fouetter celui ou ceux qu&#39;ils rencontraient, femmes, enfants ou vieillard, indifféremment. Il n&#39;y avait rien à dire, de toutes façons, ils avaient toujours raison. S&#39;ils agissaient ainsi, c&#39;était parce que cela devait se passer de cette façn et que se plaindre ou gémir ne pouvaient qu&#39;apporter de nouveaux ennuis, de nouveaux coups en perspective.  Il y avait les lamaseries où bon nombre d&#39;enfants disparaissaient on ne savait pas très bien pourquoi. Selon les dires des vieux encore vivants, dans ces grandes bâtisses aux portes toujours verrouillées, il y avait des hommes esprits qui s&#39;entretenaient avec des démons. Il y avait les sous-maîtres, toujours sur le terrain. Il y avait les maitres et le grand maître, celui qui se trouvait au dessus de tout, celui que les maitres pouvaient rencontrer et obtenir des ordres.  Le monde s&#39;arrêtait là. Il n&#39;y avait rien derrière la montagne ou alors juste le néant. Ah si, il se souvient avoir vu à plusieurs reprises des avions dans le ciel. Des apparitions divines, comment pouvait-il les imaginer autrement ?Lobsang ne s&#39;était jamais rendu dans une école.  Il n&#39;imaginait même pas ce que ce mot signifie, ce que cela pouvait apporter aux enfants. Il avait toujours appris sur le terrain ce qu&#39;il devait savoir. Dans sa famille, il avait appris à grandir, à marcher, s&#39;asseoir et se coucher. Au milieu des siens, il avat appris à aller chercher de l&#39;eau à la mare, et la rapporter dans une lourde cruche. Celle de la source était bien meilleure mais le risque de croiser la route d&#39;un sous-maitre était trop important. Il avait appris à allumer et entretenir du feu, cuire des légumes ou des herbes trouvées dans la forêt. Il avait appris à se méfier de tout, y compris et surtout de la communauté des hommes. Il devait s&#39;entendre avec ses voisins mais ne pas oublier qu&#39;ils étaient tous capable de le dénoncer, de rapporter aux sous-maitres tout   ce qui pourrait lui être reproché. Un retard, un objet cassé, une marque de faiblesse, une marque de lassitude, un soupçon d&#39;humeur ou des mots équivoques, rien ne leur échappaient et les sanctions pouvaient être terribles. Pourquoi cet esprit de délateur ?  Quand une personne dénonçait un de ses compagnons d&#39;infortune, voire un membre de sa famille, elle pouvait espérer détourner la colère d&#39;un sous-maître sur cet autre si répréhensible et obtenir une petite récompense.  Pire encore, être témoin de la moindre indélicatesse et se taire pouvait être lourd de conséquence. La vie était tellement dure que l&#39;espérance de vie était courte. Il était rare qu&#39;un enfant puisse connaitre ses grands-parents. Il était rare que des enfants pouvaient grandir dans une famille sans que plusieurs d&#39;entre eux disparaissaient prématurément. Au cours d&#39;une sortie, Lobsang trouva sur le sentier une feuille de papier recouverte de signes mystérieux, des bâtons, des points et des formes arrondies. Cette feuille devait appartenir à un sous-maitre qui avait du l&#39;égarer. Lobsang devinait que ce dessin a une signification que seule une personne, d&#39;une essence très supérieure à la communauté des serfs, pouvait décrypter. Ne connaissant pas non plus le concept de l ‘école, il considérait que ce savoir est inné, est une particularité de  ceux qui sont nés pour représenter l&#39;autorité  et que donc un pauvre paysan ignorant et coupable de tout devait obéir et respecter sans la moindre réserve. Sa sœur devait avoir environ 12 ans.  Son corps commençait à se transformer, à être celui d&#39;une femme.  Trois sous-maitres étaient arrivés un beau matin, juchés sur des chevaux. Ils s&#39;étaient emparés brutalement de la jeune fille qui ne se débattait pas, terrorisée. Lobsang s&#39;était approché d&#39;eux précipitamment mais son élan avait été stoppé net par la morsure de lanière d&#39;un fouet qui zébra son visage. Il en a gardé la cicatrice. Les hommes s&#39;éloignèrent en poussant des cris gras.  Les jours suivants, il croyait entendre des cris désespérés qui le glaçaient et le tétanisaient.  Quelques semaines plus tard, il retrouva le corps nu de sa sœur à moitié dévoré par des asticots, les yeux arrachés.     &#60;/s&#62;--------------------------------------------------------------------------------------------------------------&#60;s&#62;A 40 ans environ, ses parents, un homme et une femme vieillis prématurément et pour qui la vie n&#39;était plus supportable, décédèrent. Ils étaient partis ensemble pour un ailleurs existant ou non, Lobsang était incapable de le déterminer. Lobsang devenait un homme et souhaitait pouvoir partager sa vie avec une compagne de misère. Sa sœur lui manquait beaucoup ainsi que ses parents.  Lobsang voulait une femme, il en rêvait chaque nuit.  Il la voulait jeune et jolie, douce et aimable, assez forte pour résister à la dure vie agricole. Il voulait qu&#39;elle lui fasse des enfants.  Il en voulait une neuve si possible, pas une qui avait déjà servie, attribuée précédemment à un homme qui n&#39;aurait pas survécu. Mais là, l&#39;espérer était déjà beaucoup, oser le demander ne pouvait être envisagé sans prendre le risque d&#39;être traité de fou et de   recevoir un coup de fouet en guise de réponse. Un jour, il eut pourtant satisfaction.   A condition qu&#39;il s&#39;engage à quelque chose qu&#39;il ne comprenait pas et s&#39;en inquiétait guère, les « autorités bienveillantes » décidèrent de lui en attribuer une. Il était d&#39;accord évidemment puisque cela correspondait à ses vœux et que de toutes façons, il n&#39;était pas autorisé à refuser quoi que ce soit. Cela aurait pu être très mal interprété. Il fallait bien que les serfs se reproduisent pour produire la main d&#39;œuvre indispensable à l&#39;enrichissement des catégories les plus aisées de la population.  De plus, il y avait énormément de perte.  Sur douze naissances, cinq enfants s&#39;offraient le luxe de disparaitre avant l&#39;âge adulte. Quelle ingratitude ! Deux étaient destinés à être utilisés dans les lamaseries. Sur les cinq restants, bien des pertes étaient encore à déplorer. Les maîtres regrettaient que leurs subalternes en sacrifient trop mais il faut bien que ces gens s&#39;amusent et montrent à la population laborieuse que l&#39;autorité ne souffre pas de la moindre désobéissance.  Pour maintenir cet ordre sans faille, la population des serfs était maintenue dans l&#39;ignorance aussi étendue que possible, baignée dans une terreur quotidienne. Pour parfaire cette éducation, le paysan devait être convaincu d&#39;être coupable de tout et qu&#39;il devait adorer sans comprendre ceux qui dirigent le pays, les régions et les villages.                                                &#60;/s&#62;----------------------------------------------&#60;s&#62;La femme qui devait partager sa vie n&#39;avait rien demandé à personne quand elle fût arrachée à sa famille et livrée à celui avec qui elle devra passer le restant de sa vie. Elle aurait pu tomber plus mal. Cet homme est encore jeune, vigoureux et pas plus méchant qu&#39;un autre.  Elle n&#39;avait donc pas à se plaindre.                                                      &#60;/s&#62;------------------------------------------------&#60;s&#62;Pour la première fois de sa vie, la chance lui souriait. Qu&#39;elle était belle !    Ce n&#39;était sûrement pas une marque de sympathie de la part d&#39;un sous-maitre, encore moins de considération, mais la chance. Celui-ci la déposa près de la maison sans ménagement et se retira aussitôt.                                                  &#60;/s&#62;--------------------------------------------------&#60;s&#62;-Leur deuxième enfant avait deux ans quand l&#39;atmosphère changea. Les sous-maîtres devenaient nerveux et les paysans par centaines étaient enlevés, arrachés à leurs familles. Ils devaient combattre, chasser des hommes venus d&#39;ailleurs (d&#39;où ?  Les paysans ne savaient pas trop, il y a donc des gens qui habitent derrière la montagne ?). Et que voulaient ces hommes ?  Se battre ?  Mais pourquoi ne respectaient-ils pas l&#39;autorité des maitres ?  Qui peuvent-ils être ?  Des démons ? Les serfs arrachés à leur terre étaient consternés. L&#39;hiver avait été rude, une très mauvaise année, de très mauvaises récoltes.  Déjà que les autorités en avaient confisqué une bonne partie. Que pourront manger leurs femmes et leurs enfants si les hommes devaient s&#39;éloigner pour combattre ?  Et pourront-ils revenir chez eux après avoir exterminé ces mauvais hommes. Reviendront-ils, combien d&#39;entre-eux ne survivront pas à cet affrontement ?  Que d&#39;incertitudes, que d&#39;inquiétudes, que de misère et de souffrances en perspective ! Les hommes des deux partis se retrouvèrent face à face, les uns armés de gourdins et de fourches, les autres de pétoires. Ils devaient se battre. Les sous-maîtres étaient formels mais  eux-mêmes morts de trouille,   restaient en retrait. Il fallait donc se battre mais pourquoi ?  Ne pouvaient-ils pas régler cela autrement, demander à ces chinois de déposer les armes, les obliger à se soumettre et à repartir dans leur pays ? Pourquoi venaient-ils, est-ce vraiment pour mourir ? Obéissaient-ils à d&#39;autres maitres ? C&#39;était là le danger, l&#39;écueil à éviter, la terreur des commandants de toutes les armées. Le scrupule du soldat. Les chinois hésitaient à leur tour.  Ils n&#39;étaient pas venus pour se battre contre des paysans mais pour les libérer de leurs tyrans.  Pourquoi devraient-ils donc tuer leurs frères, ces hommes vêtus de guenilles, si mal armés et si mal entrainés ?  Dans cette armée de libérateurs, il y avait des modes de pensée et des interprétations de la situation assez contrastés. Certains étaient venus pour se battre et si les adversaires étaient peu dangereux, c&#39;était très bien ainsi.  D&#39;autres étaient enrôlés dans l&#39;armée malgré eux et si peu désireux de guerroyer. D&#39;autres encore, surtout parmi les gradés, se sentaient entrainés dans une guerre absurde dans laquelle les enjeux étaient détournés de leur raisons initiales.  Souvent, l&#39;occidental imagine que l&#39;homme oriental est toujours cruel, incapable de raisonner de façon charitable.  Mais quoi, quand il s&#39;agit de sauver sa vie, un soldat reste un soldat. Il doit obéir à des ordres et face à une menace, est obligé de se défendre en tuant l&#39;adversaire avant qu&#39;il ne soit lui-même touché. Des hommes furent donc tués lors des batailles, plus dans les rangs des guenilleux que des soldats de l&#39;armée chinoise, comment cela aurait-il pu être autrement ?   Pour se nourrir, les hommes soldats (libérateurs ou envahisseurs, selon les avis) devaient (confisquer ou piller, toujours selon les interprétations) des récoltes déjà maigres. Devaient-ils se laisser mourir de faim ?Contrairement à ce qui a été si souvent dit et écrit, contrairement à ce qui se passe la plupart du temps quand une armée d&#39;une nation occidentale agresse une autre nation, les femmes, les vieillards, les enfants, la population non combattante furent épargnée. Lobsang est formel sur ce point.                                                                &#60;/s&#62;----------------------------------- Lobsang survécu à cette guerre absurde. Les années passèrent, des époques heureuses, d&#39;autres plus dures, parfois catastrophiques. Ses enfants grandirent dans un environnement toujours dur mais pas au niveau de celui des décennies précédentes. Ils purent être scolarisé et apprendre à lire et écrire le chinois, sans avoir à renier leur propre langue. Les terres que cultivaient Lobsang lui furent attribuées sans contrepartie. Il en devint donc le propriétaire.    Les maitres tibétains et toute leur clique perdirent leur pouvoir et c&#39;est tant mieux. Ils avaient fait tellement de mal autour d&#39;eux qu&#39;ils avaient bien de la chance de s&#39;en tirer à si bon compte. Eux, quand ils étaient au pouvoir, pour des broutilles ou juste pour le plaisir, se montraient cruels et incapable de la moindre compassion. Ce ne sont pas des journalistes qui le disent, ni des hommes politiques, mais un homme qui lui était sur le terrain et qui a subi, à de nombreuses reprises, les conséquences de ces actes barbares.  Le grand maitre n&#39;avait pas attendu la venue de l&#39;armée chinoise pour  fuir. Il pensait se mettre hors de portée de l&#39;armée chinoise mais celle-ci l&#39;avait laissé volontairement   s&#39;enfuir. Il est probable que les gouvernants chinois actuels le regrettent. Comment se comportait-il lui-même avec la population locale ?  Lobsang ne pourrait le dire, il connaissait bien sûr son existence mais ne savait pas grand-chose de  lui et de son influence. Mais quoi, il était bien au Tibet la plus haute autorité religieuse et disposait d&#39;un pouvoir considérable.Ce n&#39;est peut-être pas son bras qui se levait pour battre, fouetter ou exécuter des hommes accusés de n&#39;importe quoi, y compris d&#39;avoir osé lever les yeux et regarder en face une « personnalité » du pays mais il ne pouvait ignorer ces pratiques et n&#39;avait rien fait de significatif pour y mettre fin.Aujourd&#39;hui, il tente désespérément de reprendre le pouvoir. Pour cela, il joue la carte de la victimalisation, accuse la Chine de tous les maux, déforme totalement la réalité de l&#39;époque et celle actuelle, invente des chiffres. Nos compatriotes s&#39;aplatissent devant lui, utilisent des qualificatifs les plus élogieux (sa sainteté), ne mettent jamais sa parole en doute et s&#39;en prennent de façon agressive aux chinois alors qu&#39;ils ignorent totalement la réalité des faits. Le Dalai Lama prétend qu&#39;il ignorait d&#39;où venait les centaines de milliers de dollars versés par les américains durant plusieurs décennies (c&#39;est, selon lui, son frère qui s&#39;en occupait !) .C&#39;est gros comme une montagne mais ca marche … Je pourrais encore continuer longtemps à expliquer pourquoi, si dans le passé je respectais cet homme et son parcours, désormais je lui retire toute mon estime et ma considération. Mais il n&#39;y a pas à dire, Dalai Lama, vous êtes très fort. Jamais un tyran non repenti n&#39;a berné avec autant d&#39;adresse et de cynisme la population mondiale. Vous avez même récolté le prix Nobel de la paix. C&#39;est géant. Il faut dire que les ricains vous ont bien aidé et cela montre aussi - ce qui est vraiment inquiétant - qu&#39;ils savent imposer des opinions partout dans le monde.  « Nul n&#39;est prophète dans son pays» D&#39;après mes sources de renseignements que je crois assez fiables,  votre odeur de sainteté est loin d&#39;être aussi vivace dans vôtre royaume. C&#39;est le moins que l&#39;on puisse dire ! Nul n&#39;est parfait…Ne t&#39;en fais pas Lobsang,   un jour la vérité triomphera. Cela ne changera rien à toutes les souffrances endurées par toi et les tiens, mais j&#39;ose espérer que cela te console un peu.Aujourd&#39;hui, tu es n vieil homme. Tu as réussi à quitter ton pays en entrainant femme et enfants et tu as réussi tant bien que mal à refaire ta vie en France. Ton arrivée et les premières années dans ton nouveau pays n&#39;ont pas été roses. Tu as du subir bien des humiliations, des vexations et des marques de mépris.  Mais tu as su t&#39;adapter, trouver un travail et un logement, économiser et poursuivre ta vie dans des conditions acceptables. Cette page, ce reflet de ta vie, est présentée dans un seul but : contribuer à rétablir la vérité des faits. C&#39;est un peu ce que tu souhaites, n&#39;est-ce pas ?    Ne t&#39;inquiète pas : personne ne te reconnaîtra, je me suis arrangé pour te cacher dans le récit de ta vie pourtant à peine voilée.  Et je peux te dire que presque tous ceux qui le liront penseront que j&#39;ai tout inventé…   C&#39;est à la fois tant mieux et tant pis. Bonne fin de vie, copain, et que tes enfants se montrent digne de ton courage et de tes grandes qualités de cœur. A mes yeux, tu es beaucoup plus grand et respectable que tous ces maitres et sous-maîtres qui te prenaient pour une « merde »               ffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff                                                                                                                   </title>
  <description>Voici l&#39;histoire de Lobsang, habitant du Tibet en exil. Un vrai, un paysan, cet homme était très représentatif de la plus grande partie de la population locale. Donc, pas un de ceux vers qui les journalistes se tournaient quand ils avaient la chance d&#39;entrer dans le pays avec l&#39;espoir de trouver images et témoignages qui leur permettaient d&#39;écrire une histoire dont les conclusions étaient négociées avant même que débutaient leurs investigations. Une pratique toujours en cours, plus encore aujourd&#39;hui qu&#39;hier.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Lobsang a accepté de me raconter son histoire, me décrire sa vie passée et tous les démons qui la peuplaient. Recueillir ses confidences n&#39;a vraiment pas été facile. Il m&#39;a fallut de jours entiers pour l&#39;apprivoiser, le mettre en confiance, écarter toutes ses réserves, le libérer par touches successives de ses peurs encore vivaces. Les premiers jours, il gardait la tête baissée, comme si mon propre regard pouvait le brûler. Quand il me parlait, ce n&#39;était pas l&#39;homme qu&#39;il est devenu qui s&#39;exprimait mais celui de l&#39;époque.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ne me demandez pas quand et où je l&#39;ai rencontré. Cela ne vous regarde pas. Il m&#39;a supplié de ne pas le « dénoncer ». Il a encore honte de lui, de ce qu&#39;il représentait, et de ce qui le culpabilisait à l&#39;infini. Il était persuadé qu&#39;être pauvre, est un crime.  Il était  convaincu que chaque coup qu&#39;il  recevait  était mérité, que chaque coup qu&#39;il n&#39;avait  pas encore pris était l&#39;effet d&#39;une indulgence divine provisoire mais qu&#39;il devrait la payer un jour, d&#39;une façon ou d&#39;une autre et que cela serait bien fait. Bien mérité. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Il me parlait comme s&#39;il n&#39;avait jamais soutenu une conversation plus de 5 minutes de suite avec un étranger, quand un sujet aussi sensible était abordé.  J&#39;aurais pourtant voulu casser les barrières, me montrer aussi humble que lui. Ne pas lui cacher mes propres faiblesses, mes peurs et mes angoisses. Garder mes différences inévitablement mais le persuader que si je m&#39;étais trouvé dans sa situation lors des différentes épreuves qu&#39;il avait du subir, face à ses monstres, face à ses tortionnaires, je me serais écroulé.  Je ne serais plus de ce monde. Tout mon savoir, toute ma culture relative n&#39;auraient pu me donner la force de les supporter. Il est donc, à sa façon et bien qu&#39;il ait peine à me croire, supérieur à moi dans bien des domaines. A travers nos conversations, il se délivrait petit à petit de ses convictions d&#39;avoir été un moins que rien, un minable, une merde déposée sur un terrain vague, même pas digne d&#39;être écrasée par un pied botté d&#39;un des maitres de son pays. &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il n&#39;avait pas eu de chance. Il aurait pu naitre oiseaux et planer dans le ciel, libre de toutes contraintes. Il aurait pu naitre ours et être assez fort pour ne craindre personne. Il aurait pu naitre papillon et être admiré de tous. Il aurait pu naitre « maitre » et être celui qui commande, celui qui terrorise et terrifie en levant le doigt. Il aurait pu naitre ailleurs, loin d&#39;ici, dans un autre pays, au sein d&#39;une famille qui ne manque de rien. Une famille unie et aimante, heureuse et épanouie,   assez riche pour permettre à tous ses membres de manger à sa faim trois fois par jour, de dormir au chaud des  nuits entières sur un matelas de laine recouvert d&#39;une couette de plume. Il aurait pu  ne pas naitre du tout et ignorer les privations, les humiliations, les souffrances de chaque instant.   Il n&#39;avait pas eu cette chance. Il est venu au monde au vingtième siècle, dans un pays de montagne. C&#39;est un tibétain, un sous-citoyen entravé et vomi, serf de son état.  Un pays de rêve, selon les touristes…&#60;br&#62;&#60;br&#62; Il avait poussé dans l&#39;effroi de chaque instant. Ses parents n&#39;étaient pas plus méchants que d&#39;autres mais ils n&#39;avaient pas la prétention d&#39;élever leurs enfants autrement qu&#39;ils avaient eux-mêmes grandi, dans des conditions similaires. Des enfants, ce sont des bouches à nourrir, bien des soucis en perspective.  Des parents ne sont pas fait pour choyer leurs enfants, c&#39;est un luxe que seules peuvent s&#39;offrir les familles riches. Ce ne serait d&#39;ailleurs pas leur rendre service. Quand un enfant parvient à grandir, quand les privations et les maladies n&#39;y font pas obstacle, il peut enfin devenir utile. Être celui qui pourra servir le maître. C&#39;est sa raison d&#39;être première. Si le maître avait suffisamment de  bras pour le servir, si les sous-maîtres n&#39;avaient pas le temps  de dresser des bons à rien,  s&#39;ils en avaient trop et ne savaient qu&#39;en faire, l&#39;enfant devenait homme et pouvait à son tour espérer recevoir  une femme qui « produira » de nouveaux serfs, prêts à être sacrifiés, ou être un élément de production et de reproduction, selon les bons plaisirs de ceux qui règnent « avec tant de sagesse »  Penser autrement n&#39;était pas autorisé et pouvait être un danger pour tous. Celui qui osait remettre en cause les rôles attribués à chaque catégorie sociale était un élément perturbateur qui méritait amplement les effets de la colère d&#39;un maitre ou pire encore, la colère divine, celle qui pourrait anéantir l&#39;humanité en un rien de temps.  Bien que ce n&#39;était pas formulé de façon aussi bien structurée, c&#39;est ainsi que raisonnait le serf et pour cette raison, il souffrait en silence, obéissait sans discuter, ne connaissait pas la révolte. S&#39;il rêvait parfois d&#39;un monde plus doux, plus de confort, moins de souffrance, moins de travail, plus de rêverie, il gardait enfoui ses pensées coupables au plus profond de son âme et se considérait alors avec honte et mépris. D&#39;où sa culpabilité de chaque instant…. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Lobsang avait donc grandi au sein d&#39;une famille respectueuse des usages, des conventions adaptées à sa situation. Il avait un grand frère et une petite sœur.  Tous les trois dormaient le soir sur un tapis d&#39;herbes coupées et ramassées dans un pré. Celles qui étaient choisies étaient plutôt des mauvaises herbes, celles qui provoquaient de la diarrhée chez les buffles s&#39;ils en mangeaient en trop grande quantité. Tous les mois, la litière devait être renouvelée avant que celle-ci ne moisisse.  Lobsang aimait son frère avec qui le partage de travail était équitable.  Des sous-maitres étaient venus un jour le chercher pour le mener dans une lamaserie. Il avait tous justes neuf ans. . Quand les parents de Lobsang rentrèrent le soir,   ils apprirent la nouvelle et s&#39;abstinrent de la commenter. A quoi bon ? &#60;br&#62;&#60;br&#62;Lobsang ne pouvait pas espérer obtenir de la part de sa sœur, une aide efficace   pour les travaux les plus durs aux champs. En revanche, tous ceux pour lesquels l&#39;adresse et la rapidité étaient requises, elle était très efficace. Il adorait sa sœur, la seule personne qui le comprenait et qui ne lui reprochait rien. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Lobsang ne savait pas grand-chose du monde qui l&#39;entourait. Il y avait le paysage, cette montagne aux sentiers escarpés, qu&#39;il fallait emprunter pour se rendre dans les prés et les champs qui étaient attribués à quelques familles ; sa bicoque qui tenait debout tant bien que mal et qui avait peine à protéger ses occupants du froid et de la pluie. Il y avait ses parents, son frère qu&#39;il aurait voulu garder auprès de lui, sa sœur encore très jeune et déjà ridée par une vie trop dure et sans fantaisie. Il y avait ces autres familles qui ressemblaient à la sienne. Il y avait les sous-maîtres à qui il fallait obéir, qui se montraient intraitables et intolérants, capables de fouetter celui ou ceux qu&#39;ils rencontraient, femmes, enfants ou vieillard, indifféremment. Il n&#39;y avait rien à dire, de toutes façons, ils avaient toujours raison. S&#39;ils agissaient ainsi, c&#39;était parce que cela devait se passer de cette façn et que se plaindre ou gémir ne pouvaient qu&#39;apporter de nouveaux ennuis, de nouveaux coups en perspective.  Il y avait les lamaseries où bon nombre d&#39;enfants disparaissaient on ne savait pas très bien pourquoi. Selon les dires des vieux encore vivants, dans ces grandes bâtisses aux portes toujours verrouillées, il y avait des hommes esprits qui s&#39;entretenaient avec des démons. Il y avait les sous-maîtres, toujours sur le terrain. Il y avait les maitres et le grand maître, celui qui se trouvait au dessus de tout, celui que les maitres pouvaient rencontrer et obtenir des ordres.  Le monde s&#39;arrêtait là. Il n&#39;y avait rien derrière la montagne ou alors juste le néant. Ah si, il se souvient avoir vu à plusieurs reprises des avions dans le ciel. Des apparitions divines, comment pouvait-il les imaginer autrement ?&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Lobsang ne s&#39;était jamais rendu dans une école.  Il n&#39;imaginait même pas ce que ce mot signifie, ce que cela pouvait apporter aux enfants. Il avait toujours appris sur le terrain ce qu&#39;il devait savoir. Dans sa famille, il avait appris à grandir, à marcher, s&#39;asseoir et se coucher. Au milieu des siens, il avat appris à aller chercher de l&#39;eau à la mare, et la rapporter dans une lourde cruche. Celle de la source était bien meilleure mais le risque de croiser la route d&#39;un sous-maitre était trop important. Il avait appris à allumer et entretenir du feu, cuire des légumes ou des herbes trouvées dans la forêt. Il avait appris à se méfier de tout, y compris et surtout de la communauté des hommes. Il devait s&#39;entendre avec ses voisins mais ne pas oublier qu&#39;ils étaient tous capable de le dénoncer, de rapporter aux sous-maitres tout   ce qui pourrait lui être reproché. Un retard, un objet cassé, une marque de faiblesse, une marque de lassitude, un soupçon d&#39;humeur ou des mots équivoques, rien ne leur échappaient et les sanctions pouvaient être terribles. Pourquoi cet esprit de délateur ?  Quand une personne dénonçait un de ses compagnons d&#39;infortune, voire un membre de sa famille, elle pouvait espérer détourner la colère d&#39;un sous-maître sur cet autre si répréhensible et obtenir une petite récompense.  Pire encore, être témoin de la moindre indélicatesse et se taire pouvait être lourd de conséquence. &#60;br&#62;&#60;br&#62;La vie était tellement dure que l&#39;espérance de vie était courte. Il était rare qu&#39;un enfant puisse connaitre ses grands-parents. Il était rare que des enfants pouvaient grandir dans une famille sans que plusieurs d&#39;entre eux disparaissaient prématurément. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Au cours d&#39;une sortie, Lobsang trouva sur le sentier une feuille de papier recouverte de signes mystérieux, des bâtons, des points et des formes arrondies. Cette feuille devait appartenir à un sous-maitre qui avait du l&#39;égarer. Lobsang devinait que ce dessin a une signification que seule une personne, d&#39;une essence très supérieure à la communauté des serfs, pouvait décrypter. Ne connaissant pas non plus le concept de l ‘école, il considérait que ce savoir est inné, est une particularité de  ceux qui sont nés pour représenter l&#39;autorité  et que donc un pauvre paysan ignorant et coupable de tout devait obéir et respecter sans la moindre réserve. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Sa sœur devait avoir environ 12 ans.  Son corps commençait à se transformer, à être celui d&#39;une femme.  Trois sous-maitres étaient arrivés un beau matin, juchés sur des chevaux. Ils s&#39;étaient emparés brutalement de la jeune fille qui ne se débattait pas, terrorisée. Lobsang s&#39;était approché d&#39;eux précipitamment mais son élan avait été stoppé net par la morsure de lanière d&#39;un fouet qui zébra son visage. Il en a gardé la cicatrice. Les hommes s&#39;éloignèrent en poussant des cris gras.  Les jours suivants, il croyait entendre des cris désespérés qui le glaçaient et le tétanisaient.  Quelques semaines plus tard, il retrouva le corps nu de sa sœur à moitié dévoré par des asticots, les yeux arrachés.  &#60;br&#62;&#60;br&#62;A 40 ans environ, ses parents, un homme et une femme vieillis prématurément et pour qui la vie n&#39;était plus supportable, décédèrent. Ils étaient partis ensemble pour un ailleurs existant ou non, Lobsang était incapable de le déterminer. &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Lobsang devenait un homme et souhaitait pouvoir partager sa vie avec une compagne de misère. Sa sœur lui manquait beaucoup ainsi que ses parents.  Lobsang voulait une femme, il en rêvait chaque nuit.  Il la voulait jeune et jolie, douce et aimable, assez forte pour résister à la dure vie agricole. Il voulait qu&#39;elle lui fasse des enfants.  Il en voulait une neuve si possible, pas une qui avait déjà servie, attribuée précédemment à un homme qui n&#39;aurait pas survécu. Mais là, l&#39;espérer était déjà beaucoup, oser le demander ne pouvait être envisagé sans prendre le risque d&#39;être traité de fou et de   recevoir un coup de fouet en guise de réponse. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Un jour, il eut pourtant satisfaction.   A condition qu&#39;il s&#39;engage à quelque chose qu&#39;il ne comprenait pas et s&#39;en inquiétait guère, les « autorités bienveillantes » décidèrent de lui en attribuer une. Il était d&#39;accord évidemment puisque cela correspondait à ses vœux et que de toutes façons, il n&#39;était pas autorisé à refuser quoi que ce soit. Cela aurait pu être très mal interprété. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Il fallait bien que les serfs se reproduisent pour produire la main d&#39;œuvre indispensable à l&#39;enrichissement des catégories les plus aisées de la population.  De plus, il y avait énormément de perte.  Sur douze naissances, cinq enfants s&#39;offraient le luxe de disparaitre avant l&#39;âge adulte. Quelle ingratitude ! Deux étaient destinés à être utilisés dans les lamaseries. Sur les cinq restants, bien des pertes étaient encore à déplorer. Les maîtres regrettaient que leurs subalternes en sacrifient trop mais il faut bien que ces gens s&#39;amusent et montrent à la population laborieuse que l&#39;autorité ne souffre pas de la moindre désobéissance.  Pour maintenir cet ordre sans faille, la population des serfs était maintenue dans l&#39;ignorance aussi étendue que possible, baignée dans une terreur quotidienne. Pour parfaire cette éducation, le paysan devait être convaincu d&#39;être coupable de tout et qu&#39;il devait adorer sans comprendre ceux qui dirigent le pays, les régions et les villages. &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#60;br&#62;&#60;br&#62;La femme qui devait partager sa vie n&#39;avait rien demandé à personne quand elle fût arrachée à sa famille et livrée à celui avec qui elle devra passer le restant de sa vie. Elle aurait pu tomber plus mal. Cet homme était encore jeune, vigoureux et pas plus méchant qu&#39;un autre.  Elle n&#39;avait donc pas à se plaindre.     &#60;br&#62; &#60;br&#62;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#34;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pour la première fois de sa vie, la chance lui souriait.    Que ce soit  elle - elle pas une autre -    n&#39;était sûrement pas une marque de sympathie de la part d&#39;un sous-maitre, encore moins de considération, mais la chance. Celui-ci la déposa près de la maison sans ménagement et se retira aussitôt.  Lobsang l&#39;aurait presque embrassé. Le sous-maître, pas cette femme. Enfin si elle aussi, mais pour d&#39;autres raisons et autrement...  &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Leur deuxième enfant avait deux ans quand l&#39;atmosphère changea. Les sous-maîtres devenaient nerveux et les paysans par centaines étaient enlevés, arrachés à leurs familles. Ils devaient combattre, chasser des hommes venus d&#39;ailleurs (d&#39;où ?  Les paysans ne savaient pas trop, il y a donc des gens qui habitent derrière la montagne ?). Et que voulaient ces hommes ?  Se battre ?  Mais pourquoi ne respectaient-ils pas l&#39;autorité des maitres ?  Qui peuvent-ils être ?  Des démons ? &#60;br&#62;&#60;br&#62;Les serfs arrachés à leur terre étaient consternés. L&#39;hiver avait été rude, une très mauvaise année, de très mauvaises récoltes.  Déjà que les autorités en avaient confisqué une bonne partie. Que pourront manger leurs femmes et leurs enfants si les hommes devaient s&#39;éloigner pour combattre ?  Et pourront-ils revenir chez eux après avoir exterminé ces mauvais hommes. Reviendront-ils, combien d&#39;entre-eux ne survivront pas à cet affrontement ?  Que d&#39;incertitudes, que d&#39;inquiétudes, que de misère et de souffrances en perspective ! &#60;br&#62;&#60;br&#62;Les hommes des deux partis se retrouvèrent face à face, les uns armés de gourdins et de fourches, les autres de pétoires. Ils devaient se battre. Les sous-maîtres étaient formels mais  eux-mêmes morts de trouille,   restaient en retrait. Il fallait donc se battre mais pourquoi ?  Ne pouvaient-ils pas régler cela autrement, demander à ces chinois de déposer les armes, les obliger à se soumettre et à repartir dans leur pays ? Pourquoi venaient-ils, est-ce vraiment pour mourir ? Obéissaient-ils à d&#39;autres maitres ? &#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;était là le danger, l&#39;écueil à éviter, la terreur des commandants de toutes les armées. Le scrupule du soldat. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Les chinois hésitaient à leur tour.  Ils n&#39;étaient pas venus pour se battre contre des paysans mais pour les libérer de leurs tyrans.  Pourquoi devraient-ils donc tuer leurs frères, ces hommes vêtus de guenilles, si mal armés et si mal entrainés ?  Dans cette armée de libérateurs, il y avait des modes de pensée et des interprétations de la situation assez contrastés. Certains étaient venus pour se battre et si les adversaires étaient peu dangereux, c&#39;était très bien ainsi.  D&#39;autres étaient enrôlés dans l&#39;armée malgré eux et si peu désireux de guerroyer. D&#39;autres encore, surtout parmi les gradés, se sentaient entrainés dans une guerre absurde dans laquelle les enjeux étaient détournés de leur raisons initiales.  Souvent, l&#39;occidental imagine que l&#39;homme oriental est toujours cruel, incapable de raisonner de façon charitable.  &#60;br&#62;&#60;br&#62;Mais quoi, quand il s&#39;agit de sauver sa vie, un soldat reste un soldat. Il doit obéir à des ordres et face à une menace, est obligé de se défendre en tuant l&#39;adversaire avant qu&#39;il ne soit lui-même touché. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Des hommes furent donc tués lors des batailles, plus dans les rangs des guenilleux que des soldats de l&#39;armée chinoise, comment cela aurait-il pu être autrement ?  &#60;br&#62;&#60;br&#62; Pour se nourrir, les hommes soldats (libérateurs ou envahisseurs, selon les avis) devaient (confisquer ou piller, toujours selon les interprétations) des récoltes déjà maigres. Devaient-ils se laisser mourir de faim ?&#60;br&#62;&#60;br&#62;Contrairement à ce qui a été si souvent dit et écrit, contrairement à ce qui se passe la plupart du temps quand une armée d&#39;une nation occidentale agresse une autre nation, les femmes, les vieillards, les enfants, la population non combattante furent épargnée. Lobsang est formel sur ce point.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;                                                                &#60;br&#62;&#60;br&#62;Lobsang survécu à cette guerre absurde. Les années passèrent, des époques heureuses, d&#39;autres plus dures, parfois catastrophiques. Ses enfants grandirent dans un environnement toujours dur mais pas au niveau de celui des décennies précédentes. Ils purent être scolarisé et apprendre à lire et écrire le chinois, sans avoir à renier leur propre langue. Les terres que cultivaient Lobsang lui furent attribuées sans contrepartie. Il en devint donc le propriétaire. &#60;br&#62;&#60;br&#62;   &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Les maitres tibétains et toute leur clique perdirent leur pouvoir et c&#39;est tant mieux. Ils avaient fait tellement de mal autour d&#39;eux qu&#39;ils avaient bien de la chance de s&#39;en tirer à si bon compte. Eux, quand ils étaient au pouvoir, pour des broutilles ou juste pour le plaisir, se montraient cruels et incapable de la moindre compassion. Ce ne sont pas des journalistes qui le disent, ni des hommes politiques, mais un homme qui lui était sur le terrain et qui a subi, à de nombreuses reprises, les conséquences de ces actes barbares. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Le grand maitre n&#39;avait pas attendu la venue de l&#39;armée chinoise pour  fuir. Il pensait se mettre hors de portée de l&#39;armée chinoise mais celle-ci l&#39;avait laissé volontairement   s&#39;enfuir. Il est probable que les gouvernants chinois actuels le regrettent.&#60;br&#62;&#60;br&#62; Comment se comportait-il lui-même avec la population locale ?  Lobsang ne pourrait le dire, il connaissait bien sûr son existence mais ne savait pas grand-chose de  lui et de son influence. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Mais quoi, il était bien au Tibet la plus haute autorité religieuse et disposait d&#39;un pouvoir considérable.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ce n&#39;est peut-être pas son bras qui se levait pour battre, fouetter ou exécuter des hommes accusés de n&#39;importe quoi, y compris d&#39;avoir osé lever les yeux et regarder en face une « personnalité » du pays mais il ne pouvait ignorer ces pratiques et n&#39;avait rien fait de significatif pour y mettre fin.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Aujourd&#39;hui, il tente désespérément de reprendre le pouvoir. Pour cela, il joue la carte de la victimalisation, accuse la Chine de tous les maux, déforme totalement la réalité de l&#39;époque et celle actuelle, invente des chiffres. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Nos compatriotes s&#39;aplatissent devant lui, utilisent des qualificatifs les plus élogieux (sa sainteté), ne mettent jamais sa parole en doute et s&#39;en prennent de façon agressive aux chinois alors qu&#39;ils ignorent totalement la réalité des faits. Le Dalai Lama prétend qu&#39;il ignorait d&#39;où venait les centaines de milliers de dollars versés par les américains durant plusieurs décennies (c&#39;est, selon lui, son frère qui s&#39;en occupait !) .C&#39;est gros comme une montagne mais ca marche … &#60;br&#62;&#60;br&#62;Je pourrais  continuer encore longtemps à expliquer pourquoi, si dans le passé je respectais cet homme et son parcours, désormais je lui retire toute mon estime et ma considération. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Mais il n&#39;y a pas à dire, Dalai Lama, vous êtes très fort. Jamais un tyran non repenti n&#39;a berné avec autant d&#39;adresse et de cynisme la population mondiale. Vous avez même récolté le prix Nobel de la paix. C&#39;est géant. Il faut dire que les ricains vous ont bien aidé et cela montre aussi - ce qui est vraiment inquiétant - qu&#39;ils savent imposer des opinions partout dans le monde.  « Nul n&#39;est prophète dans son pays» D&#39;après mes sources de renseignements que je crois assez fiables,  votre odeur de sainteté est loin d&#39;être aussi vivace dans vôtre royaume. C&#39;est bien le moins que l&#39;on puisse dire ! Nul n&#39;est parfait…&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ne t&#39;en fais pas Lobsang,   un jour la vérité triomphera. Cela ne changera rien à toutes les souffrances endurées par toi et les tiens, mais j&#39;ose espérer que cette perspective te console un peu.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Aujourd&#39;hui, tu es un vieil homme. Tu as réussi à quitter ton pays en entrainant femme et enfants et tu as réussi tant bien que mal à refaire ta vie en France. Ton arrivée et les premières années dans ton nouveau pays n&#39;ont pas été roses. Tu as du subir bien des humiliations, des vexations et des marques de mépris.  Mais tu as su t&#39;adapter, trouver un travail et un logement, économiser et poursuivre ta vie dans des conditions acceptables. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Cette page, ce reflet de ta vie, est présentée dans un seul but : contribuer à rétablir la vérité des faits. C&#39;est un peu ce que tu souhaites, n&#39;est-ce pas ?    Ne t&#39;inquiète pas : personne ne te reconnaîtra, je me suis arrangé pour te cacher dans le récit de ta vie pourtant à peine voilée.  Et je peux te dire que presque tous ceux qui le liront penseront que j&#39;ai tout inventé…   C&#39;est à la fois tant mieux et tant pis. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Depuis que tu es en France, tu as constaté que les occidentaux prétendent  plaindre et éprouver une vive sympathie pour le peuple tibétain et, en même temps, demandent à ce que les démons du passé reprennent le pouvoir de leur pays. Tu sembles considérer que c&#39;est inéluctable, que donc, il ne faudrait plus s&#39;y opposer. Que la population tibétaine devra toujours être composée de serfs,  de maîtres et sous-maîtres. Avoir pensé autrement hier n&#39;était  pourtant pas autorisé et devra être puni un jour, d&#39;une façon ou d&#39;une autre. Ici ou ailleurs. Et ce sera terrible. Et tu sembles conclure que les maîtres avaient raison : les chinois devaient être combattus. Ils  vous ont libéré de vos oppresseurs mais il ne fallait pas. Ils vous ont ouvert la porte de la connaissance  et de la liberté d&#39;entreprendre, mais il ne fallait pas !  En agissant ainsi, ils ont oeuvré à votre perte.  C&#39;est le message que tu crois être exprimé par les occidentaux, en concordance avec les croyances ancestrales des serfs tibétains....    Donc, celui de la raison...    &#60;br&#62;&#60;br&#62; Tu te trompes, Lobsang. Je suis moi-même occidental et donc mieux à même de comprendre le raisonnement biaisé de mes compatriotes.  S&#39;ils militent pour l&#39;indépendance du Tibet et le retour des &#34;maitres &#34; du passé, c&#39;est qu&#39;ils pensent  de façon bien naive que toutes les couches de sa populations  pourraient y vivre libres et heureux. Selon eux, les chinois n&#39;étaient pas intervenus pour libérer le Tibet  mais pour asservir sa population. Selon eux, les chinois ne vous aiment pas mais vous méprisent. Or, la Chine est composée de multiples minorités ; c&#39;est une de ses richesses  et elle en est fière.  &#60;br&#62;&#60;br&#62;Regarde les manifestants dans la rue, fiers et arrogants, quand ils arborent des slogans hostiles à la Chine   Ils pensent être les messagers de la paix et de la justice sociale, mais ne  se rendent pas compte à quel point ils peuvent être manipulés. Leur idéalisme  s&#39;est gavée depuis toujours, à leur insu,  de propagande, de rumeurs et de tromperies successives. Ils pensent exactement ce pourquoi ils ont été programmé, selon des plans élaborés par quelques individus qui se cachent dans les méandres de la finance et qu&#39;il vaut mieux faire semblant de ne pas connaître. La Chine est un de leurs ennemis. La majorité des journalistes occidentaux publient ce qui convient à ces grands &#34;maîtres&#34; mondiaux... De gré ou de force.    &#60;br&#62;&#60;br&#62;Tout cela pour te dire que si presque tous les peuples ont leur gourou, ceux-ci  sont nuisibles et doivent être combattus. Un peuple doit être défendu pour en être écarté. La Chine est le meilleur protecteur du Tibet. Même si la contrepartie n&#39;est pas négligeable.  La Chine est l&#39;avenir du Tibet. La Chine n&#39;est pas un pays situé à coté du Tibet ; le Tibet en fait partie intégrante et ceux qui disent autrement se trompent ou mentent.  &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;      &#60;br&#62;Bonne fin de vie, copain, et que tes enfants se montrent digne de ton courage et de tes grandes qualités de cœur. A mes yeux, tu es beaucoup plus grand et respectable que tous ces maitres et sous-maîtres qui te prenaient pour une « merde » &#60;br&#62;&#60;br&#62;                                                                &#60;br&#62;&#60;br&#62;                                                                                                                          Léditeur du site&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;  &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;  &#60;br&#62;</description>
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  <title>                                    Raison d&#39;état</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le 19 mars, « Antenne 2 » proposait un reportage ciblant l&#39;hygiène non respectée dans les restaurants asiatiques (surtout chinois) en France. Il semblerait que les établissements visés se situaient dans la région parisienne.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Un même reportage sur le même thème qui date d&#39;environ 5 ans avait mis en évidence que la propreté et ce respect de l&#39;hygiène étaient déjà alors très relatif.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Aujourd&#39;hui, la situation n&#39;aurait pas évoluée. De quoi décourager tous ceux qui apprécient la cuisine chinoise, les inciter à ne pas se rendre dans ces établissements ou alors à leurs risques et périls.  &#60;br&#62;&#60;br&#62;Est-il normal de mettre en évidence cette anomalie grave, la dénoncer avec insistance ? &#60;br&#62;&#60;br&#62;Est-ce justifié ?  Légitime ? Ou cela cache-t-il quelque chose ? Ce reportage est-il impartial ou les conclusions étaient négociés avant même que cette enquête débute, selon les procédés habituels à chaque fois que la Chine et des chinois sont impliqués ?  Evidemment, je ne peux pas prouver ce procédé mais il existe un faisceau de présomptions tel que je n&#39;ai aucun doute. Antenne 2 appartient au gouvernement français est plus que jamais, est devenu un outil de sa propagande. Sur le site internet de cette chaine, ceux qui sont critiques envers le gouvernement sont beaucoup plus censurés, voire éjectés que les autres. Ceux qui sont hostiles aux chinois sont beaucoup moins inquiétés que les autres…&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pourquoi s&#39;attaquer à plusieurs reprises aux établissements chinois et « oublier » ceux des autres origines ?  Ce n&#39;est pas un hasard évidemment…  &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Selon les lois en vigueur, les établissements alimentaires, qu&#39;il s&#39;agisse de préparation, de conservation, de transport et de distribution, doivent respecter des règles strictes pour éviter des intoxications alimentaires. Ceux qui ne les respectent pas doivent logiquement et statistiquement en provoquer plus que les autres. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Or, rien ne montre ou ne prouve que la cuisine chinoise commercialisée en France cause plus de maladies ou de décès. Donc de deux choses l&#39;une : ou ces enquètes sont bidon, ou l&#39;hygiène n&#39;a aucune influence sur la santé humaine. Il va falloir choisir.... &#60;br&#62;&#60;br&#62;Trois mois ont parait-il été nécessaires pour mener cette « enquête ». Donc, quand elle a débuté, le taux de TVA concernant les notes de restaurant étaient encore de 18,6 %.  Les restaurateurs français étaient mécontents et se manifestaient ouvertement, contrairement aux chinois beaucoup plus discrets. Certains d&#39;entre eux (pas tous) disposent peut-être d&#39;un taux de TVA à 5,5%  (vente à emporter) mais les Mac Do américains aussi.  Cette enquête à charge au détriment de nos amis chinois était donc du pain béni pour nos restaurateurs nationaux. Le gouvernement français aurait-il de cette façon trouvé une façon d&#39;apaiser leur colère ?&#60;br&#62;&#60;br&#62;Je n&#39;ai absolument rien contre les restaurateurs français et je ne les crois pas être à l&#39;origine de cette mascarade.   Ceci précisé, je trouve absolument choquant que des clients de restaurants de luxe bénéficient d&#39;un taux de TVA réduit contrairement  à celui de la plupart des  biens de consommations de base (hors alimentation )  que doit supporter la population pauvre (voire misérable) de ce pays. Merci monsieur le président. &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Si j&#39;ai moi-même remarqué en me rendant en Chine que dans les restaurants populaires, le respect des règles d&#39;hygiène des locaux - à commencer par la cuisine - n&#39;est souvent que très approximatif, le soin qu&#39; apportent  les restaurateurs chinois en France est d&#39;un bien meilleur niveau. Et que combien même ils  auraient encore des progrès à faire, tant qu&#39;une enquête à grande échelle n&#39;a pas été menée dans tous les restaurants installés en France, de toute origine, ces accusations sont manifestement des marques agressives, racistes et dirigées.  En France, il y a ce qui est montré et ce qui est caché. En France, il y a ce qui est dénoncé et ce qui est caché. Raison d&#39;état.  &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;                        Je me souviens avoir renoncé à manger dans un restaurant Aveyronnais un fromage de chèvre grouillant d&#39;asticots…  &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.vueschinoises.fr/mapage116/index.html#bv000002</link>
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  <category>Restauration chinoise</category>
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